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je te souhaite un merveilleux dimanche et t'envoie un grand, un énorme, un gigantesque bouquet de muguet pour
Par monamourdeschats, le 01.05.2011
c'est vrai qu'il y a bien des couillonnades mais...
le problème, c'est que si ces indications ont été spécifi
Par Anonyme, le 28.04.2011
me voici de retour sur votre blog j'aime beaucoup tout ce que vous ecrivez, et vous decrivez tres bien vos res
Par MARIE+MADELEINE, le 23.04.2011
bonjour anonyme, ton amitié me fait très plaisir.http:/ /catherineculy .centerblog.ne t
Par catherineculy, le 11.04.2011
je comprends momo. j'ai aussi été diagnostiquée à l'âge adulte. c'est très dur parce qu'on se demande ce qu'o
Par catherineculy, le 11.04.2011
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Date de création : 28.03.2010
Dernière mise à jour :
27.04.2011
606 articles
Ce samedi, il ne vaut mieux pas aller à la piscine, car il y a trop de monde.
Nicolas se fait offrir une balade en planeur, il se demande si on ne trouverait pas la clé du mystère vu du dessus et en passant au dessus du site de la Vallée Verte et des villages environnants, tire des conclusions au sujet du mystère et en premier lieu, apprend que Venasque n’est pas le seul «village perché» des environs.
Ce qui suit n'est pas de moi, je l'ai puisé dans un magazine à des fins de documentation.
Vol à voile: le bonheur est dans le ciel.
Par la seule force du soleil provençal, les planeurs glissent à plus de 100 Km/h au dessus des Préalpes.
Avec près de 300 jours d’ensoleillement annuel, les Alpes de Haute Provence sont l’une des régions du globe les plus favorables à la pratique du vol à voile. Les derniers championnats du monde s’y sont tenus à la fin du mois de mai 1997.
Chaleur et reliefs font de la Provence un terrain de jeu merveilleux pour le vol à voile.
Ce sont sans doute des larmes de joie? La sensation d’émotion pure qui vous surprend d’abord dans la première ascendance. Ce sentiment de rien qui embrume la vision. Ce n’est pas la peur, non, certainement pas. Ni le vertige. Le sifflement s’intensifie. Le monde est rond. La falaise de la Gâche court dans le cockpit, reflet arrondi sur une bulle de Plexi. Mes pieds calés sur les palonniers suivent la commande impulsée par le pilote, un as de la voltige, assis derrière moi. Je réalise enfin qu’il me parle. Il vient de larguer le câble qui nous retenait à l’avion. Nous sommes seuls désormais. Le manche entre mes jambes s’anime tout seul et devant la verrière, c’est le vide. Ca fait tellement de bien. Sous l’aile droite, «à trois heures», la muraille dentelée de la forteresse de Sisteron, la porte de la Provence, prolonge des arêtes de calcaire dégagées par l’érosion. La Durance a creusé une cluse, passage, protégé par l’impénétrable citadelle. Le pilote vire à l’opposé, vers le Cheval Blanc, où des dorsales de pierres nues et de terre ravinée s’affrontent, contradictoires. Le planeur cherche des forces invisibles. Un «ascenseur», un «thermique», une onde de vent porteuse, un souffle sur la pente qui nous permettrait de prendre de l’altitude. Sans succès. Il agonise dans un cirque, variomètre pointé vers le bas. «Il faut faire le plein d’altitude», répète depuis un moment le pilote. La cime des pins et des mélèzes s’est rapprochée rapidement. Trop proche. Et puis une légère secousse résonne le long de la colonne. Une providence. Elle s’est produite au dessus d’un jas, une ancienne bergerie de pierres sèches dans la pente d’un champ d’alpage vert vif, tacheté de vert amande et de jaune, tout entier en touches pointillistes.
En virage serré sur l’aile gauche, Jean Marc se cale dans la bulle, une colonne d’air chauffée par la réverbération du soleil sur les pierres qui suffit à nous relever. Cimetières, hameaux ou simples maisons font le même effet. Nous montons au dessus des zones blanches qui réfléchissent la chaleur. Le soir venu, la forêt d’épineux, en toute saison vert sombre, prendra le relais en rendant la chaleur emmagasinée la journée. Doucement, le planeur grimpe en spirale. Juste assez pour dominer les sommets. De l’autre côté, au loin, Digne les Bains. Les lignes horizontales des toits semblent remplir exactement la vallée où la ville s’est coulée comme un lac. A peine si, çà et là, la pointe d’une église vient en crever la surface. Cent cinquante kilomètres au nord, le Mont Blanc paraît accessible.
Sur une crête, une ascendance aidée par le vent nous propulse vers le ciel. Le planeur s’est cabré. Au dessus de nous à trois mille mètres peut-être, cinq ou six planeurs montent dans le même courant d’air. On leur emboîte le pas, toujours plus haut.
Vue de la haut, les Alpes de Haute Provence s’étendent des plans d’eau de la vallée de l’Ubaye jusqu’aux gorges du Verdon, bien au Sud, derrière les Pénitents des Mées, ces grandes dents de pierre. Les marins du port de Marseille claironnent qu’il s’agit des contreforts de leur ville. Tout de même à une heure trente de voiture!
Seule compte l’extraordinaire vitalité thermique. La complicité hors du commun entre la terre, l’air et le soleil qui brille trois cent jours par an. Cette machine de 400 kilos vole par la seule énergie solaire, à cent kilomètres heure de moyenne. C’est unique. Si fertile en couleur. Je respire à pleins poumons. A de telles altitudes les bouffées d’air chaud chargées des parfums du sol s’infiltrent encore sous la verrière. Odeur de thym et de lavande, de moutons, des céréales en contrebas sur les plateaux: orge de printemps, blé tendre et maïs… et parfois aussi des fumées d’incendie.
En amont du verrou glaciaire de Sisteron et du pli de la montagne de l’Ubac, les dernières colonies d’oliviers ont progressivement cédé le terrain au contrefort des Alpes. Nous évitons le lac bleu glacé de Serre Poinçons. L’aérologie n’est pas porteuse sur l’eau profonde qui absorbe la chaleur. Le plus beau jardin au monde de vol à voile. Pour ma part c’est plutôt la magie de cette terre qui m’envoûte, le mariage insolite de l’edelweiss et de la lavande. Il est dix neuf heures. En bas, le soleil rase les volumes. C’est l’heure du travail dans les champs. Les pompes puisent de l’eau dans la Durance et rejettent sur les cultures de minuscules arcs-en-ciel. Ephémères, ils fuient comme les mirages du désert, à peine survolés. Le pilote prépare son bouquet final: une séance de voltige, à la verticale du plateau de Vaumeilh. De la terrasse du restaurant Janus, sur l’aérodrome, les paires de jumelles sont braquées vers le ciel. C’est le piqué, un déchirement de l’air. Un instant, au deuxième looping, le paysage s’est volatilisé dans un voile noir. Le compteur a affiché 5.1 G: j’ai pesé 5.1 fois mon poids! Encore un retournement à 250 Km/h, puis l’immobilité, pour une reprise de conscience, un arrêt sur image d’une seconde, un répit dans la chute, la tête en bas. Et même comme ça, c’est magnifique.