guerres indiennes
Publié le 03/10/2007 à 12:00 par thewolf

Les quelques survivants qui parvinrent à Pine Creek provoquèrent le déclenchement de la véritable révolte.
Le chef Two Strike et ses "braves" se précipitèrent jusqu'à Wounded Knee où ils arrivèrent trop tard : il ne restait pas un seul Indien vivant.
Le 30 décembre, les Sioux mirent en déroute le 9ème Régiment U.S., composé de "Buffalo Soldiers", c'est à dire de soldats noirs, ainsi nommés par les Indiens car ils avaient sur la tête une toison laineuse rappelant celle des bisons.
Dans les jours suivants, ce fut le 7 ème Régiment de Cavalerie, l'ancien régiment de Custer anéanti à Little Big Horn, qui échappa de peu à une nouvelle destruction. Seul le renfort opportun du 9 ème Régiment de Cavalerie tira les Américains d'un mauvais pas.
Un mois durant, les affrontements firent rage puis, aussi soudainement que les troubles étaient apparus, tout se calma.
Un nouveau général U.S., Miles, avait remplacé Brooke. Il remit en place des responsables de réserve connus des Indiens et, surtout, respectés par eux.
Wounded Knee devint ainsi un massacre de plus à ajouter à une longue liste, et aussi le dernier engagement militaire d'importance de la "question indienne"...
photo:vue actuelle des tippis a pine ridge
Publié le 03/10/2007 à 12:00 par thewolf

Wounded Knee
La nouvelle de la mort de Sitting Bull se répandit aussi rapidement qu'un vent de tempête.
Lorsque le chef Big Foot apprit qu'un mandat d'arrêt avait été lancé contre lui, il gagna les Badlands avec 356 hommes, femmes et enfants
Le 29 décembre 1890, le campement des fuyards indiens fut encerclé par 470 soldats, équipés pour l'occasion de plusieurs pièces d'artillerie et quatre mitrailleuses Gatling. Celà se passait près d'une hauteur proche du Wounded Knee Creek, à 32 kilomètres au nord-est de la réserve de Pine Ridge.
Les Indiens ne firent pas mine de vouloir résister et les responsables militaires exigèrent la fouille du campement afin de se saisir de toute arme à feu possédée par un fuyard. Les quatre mitrailleuses et les canons furent mis en batterie sur une hauteur voisine de façon à garder la totalité du campement dans leur ligne de tir.
Durant la fouille, un incident survint : un Indien, qui avait payé très cher son fusil, ne voulut pas le rendre. Dans l'excitation, un coup de feu partit mais il existe tant de versions du déroulement des faits qu'il ne fut jamais établi qui avait tiré le premier : Indien ou Blanc ?
Quoi qu'il en soit, l'armée ouvrit le feu sur la foule sans défense. Plus de 200 Indiens, hommes, femmes et enfants, furent massacrés sur place tandis qu'une centaine d'autres, pris de terreur, tentèrent de trouver le salut dans la fuite. Nombre d'entre eux périrent à peu de distance de là, poursuivis par des soldats qui continuèrent à les abattre aux cris de "Remember the Little Big Horn", avouant de la sorte une véritable expédition punitive.
photo:Le site du massacre de Wounded Knee. Une fosse commune a été creusée sur cette colline.
Publié le 03/10/2007 à 12:00 par thewolf
Je vous ai dejà parlé de cette tragedie qui marqua la fin des guerres indiennes,mais pour moi c'est un ds plus terribles massacre que les blancs ont perpétré sur les indiens...en la mémoire de ce peuple je me devais de lui rendre hommage...
Le prophète Wovoda
A l'aube des années 1890, les Etats-Unis s'étendaient sur pratiquement l'ensemble de leur territoire actuel. Les troupeaux de bisons avaient été décimés. Les Indiens, dont la plupart des grands chefs avaient péri, furent concentrés dans des "réserves", territoires concédés par les U.S.A. et constitués de mauvaises terres dont personne ne voulait.
Peu avant, en 1888, un Indien Paiute, originaire de la région de Mason Valley (Nevada), se fit un nom : Wovoda.
L'Indien s'autoproclama Messie des tribus opprimées. Il promit la création prochaine d'une nouvelle terre dont le Blanc serait absent, ainsi que le retour des Indiens morts au combat et d'énormes troupeaux de bisons.
Dès le départ, la "religion" prêchée par Wovoda obtint une grande audience auprès des tribus soumises. Si le mouvement se voulait pacifique, Wovoda promit tout de même à ses fidèles des chemises sensées arrêter les balles des Blancs, et une immortalité assurée par une danse "sacrée" consistant à se tenir par la main et à tourner vers la gauche.
En 1889, les Démocrates remportèrent les élections U.S. Les anciens agents républicains furent donc remplacés par des inconnus, n'ayant souvent pour connaissance de la région que ce qu'ils avaient pu en lire dans la presse de l'Est.
A la réserve de Pine Ridge, dans le Dakota du Sud, les responsables républicains avaient entretenu de bonnes relations avec les Sioux Ogalalas du chef Red Cloud. A son arrivée toutefois, le nouvel agent démocrate fut saisi de terreur à la vue des "Ghost Dancers", adeptes de Wovoda et jugea bon de réclamer des renforts à Washington.
La capitale fédérale envoya un général, Brooke, à la tête de solides troupes. Craignant les représailles, les "Ghost Dancers" s'enfuirent dans les Badlands, non sans avoir osé incendier leurs propres huttes. Ce fut là le seul dégât que causèrent ces "redoutables sauvages" mais des journalistes qui accompagnaient les militaires envoyèrent dans l'Est des récits de révoltes sanglantes.
A la réserve de Standing Rock, l'armée profita de la situation pour resserrer l'étau sur les Indiens. Le 15 décembre 1890, un détachement militaire fit irruption dans la hutte de Sitting Bull et le vieux chef fut tiré sans ménagement de son lit. Plusieurs Sioux se précipitèrent à la rescousse et une mêlée générale s'ensuivit, au cours de laquelle périrent 12 hommes, dont Sitting Bull lui même, tué d'un coup de baïonnette alors qu'il tentait "de s'échapper" selon une version officielle...
photo: Vue des Badlands, les mauvaises terres, où se réfugièrent les Indiens traqués.
Publié le 02/10/2007 à 12:00 par thewolf
Des tribus exangues
A l'instar de Custer, Rawlings avait mené ses troupes à la destruction.
Toutefois, si à Little Big Horn les Indiens n'avaient guère subi de pertes, la "Marche à la Mort" avait provoqué la perte de 2.000 guerriers indiens, soit 50% de la force qui immobilisait une moitié de l'armée des Etats-Unis dans le Far West.
L'hiver 1876 - 1877 fut celui des dernières résistances importantes. Peu après, Crazy Horse et Sitting Bull se rendirent et devinrent des prisonniers de guerre. Ils ne tardèrent pas à être assassinés par les Américains : Crazy Horse le 7 septembre 1877 à la réserve de Red Cloud, Sitting Bull le 15 décembre 1890 au sein de la réserve de Standing Rock...
La voie était libre pour les colonisateurs. La grande résistance était brisée...
photo:Vue d'ensemble du terrain sauvage de la Yosemite Valley
Publié le 02/10/2007 à 12:00 par thewolf

Un anéantissement mutuel
Durant une nouvelle semaine, les soldats U.S. progressèrent vers la Montagne des Loups dans un paysage dévasté. Afin de gêner l'envahisseur, les Indiens pratiquèrent une politique de terre-brûlée, brûlant tout ce qui pouvait servir aux Blancs durant leur progression.
Alors que les soldats campaient le long des berges d'une rivière, huit jours après la destruction du campement indien, ils furent assaillis par une force de 1.500 Indiens Sioux. Rawlings, conscient que rester sur la défensive amènerait sa destruction, ordonna à ses hommes de s'emparer des hauteurs voisines. Sous le commandement de l'adjoint de Rawlings, le capitaine Dalton, les Américains montèrent à l'assaut mais, bien vite, durent s'arrêter puis refluer vers la rivière. Rawlings prit alors personnellement la tête de ses hommes et repartit à l'assaut des hauteurs. Entraînés par "Mad Marcus" et favorisés par la supériorité de leurs (affligeants) Springfield sur les fusils à chargement par la bouche ou les arcs des Indiens, les Américains parvinrent finalement à se rendre maîtres des hauteurs. Les cavaliers avaient perdu 300 morts ou blessés dans l'affaire, les Indiens 700 tués... Parmi les blessés U.S., 70 s'avérèrent intransportables. Rawlings décida de les abandonner et, conscient d'un retour certain des Peaux-Rouges, leur laissa à chacun un revolver garni d'une seule balle...
Rawlings l'Enragé reprit sa progression vers le coeur du territoire indien, perdant de nombreux hommes sous le feu de tireurs isolés, mais parvint finalement en vue du dernier camp indien. A cette date, des 900 cavaliers partis de Goose Creek, il n'en restait plus que 400, équipés de 50 chevaux.
C'est alors que Rawlings constata qu'il s'était jeté dans un piège. Pour atteindre le village, il lui faudrait charger entre deux falaises défendues par une multitude d'Indiens, et ce en terrain totalement découvert.
Rawlings réfléchit quelques instants puis, persuadé que ses troupes seraient de toute façon détruites lors d'une tentative de retraite, il décida d'attaquer.
A quatre reprises, les soldats chargèrent. A quatre reprises, ils furent repoussés, laissant 75 % des leurs sur le terrain. Conscient que la prochaine attaque serait la dernière, Rawlings ordonna d'allumer un feu et d'amener les derniers chevaux survivants. Rawlings fit constituer des fagots et les fit attacher derrière les chevaux avant de les enflammer. Marcus Rawlings enfoucha un cheval et s'élança en direction des Indiens, suivi par 50 chevaux affolés, derrières lesquels les 100 soldats survivants chargèrent à pied.
Rawlings ne tarda pas à tomber, percé de flèches, mais les bêtes causèrent la panique chez les Indiens et permirent aux 20 derniers soldats U.S. d'atteindre le campement. Les seuls officiers survivants, le capitaine Dalton et le lieutenant Hassen, ordonnèrent aux hommes de s'emparer de nourriture et du nombre de chevaux nécessaire avant de mettre le feu au village. Les miraculés se hâtèrent ensuite de fuir vers Goose Creek avant que les Indiens ne se soient ressaisis...
photo:La région des dernières résistances : Yosemite Falls
Publié le 02/10/2007 à 12:00 par thewolf

Campagne hivernale
Durant le premier mois durant lequel se déroula l'expédition, le climat resta relativement doux.
Rawlings ne chercha pas l'affrontement mais laissa ses hommes faire un véritable massacre de bisons, daims et autre animaux qui furent laissés à pourrir sur place. Ce serait toujours cela que les Indiens n'auraient pas... Rawlings ne négligea pas non plus d'empoisonner tous les points d'eau de la région afin d'anéantir un peu plus le gibier.
Lorsque l'hiver débuta véritablement, Rawlings, au grand étonnement de ses hommes, décida de progresser plus avant. Au bout d'une semaine, la température était tombée largement sous zéro et la neige avait envahi la région. Dans ce froid, les culasses de fusils commençèrent à geler, les chevaux périrent progressivement par manque de fourrage, et les hommes en furent réduits à se nourrir de rations de campagne qu'ils durent faire dégeler dans leur bouche...
Il ne fallut toutefois pas longtemps pour que les soldats arrivent en vue d'un campement indien comptant plus de 500 tentes. Les Indiens, comme cela avait été prévu, furent pris totalement par surprise. Ils ne s'attendaient nullement à une offensive aussi tardive dans la saison et étaient persuadés que les "longs couteaux" se trouvaient dans leurs quartiers d'hiver à Fort Laramie.
Rawlings ordonna la charge. En quelques minutes, le village fut en flammes et, parmi les 1.000 guerriers qui s'y trouvaient, rares furent ceux qui eurent l'occasion de récupérer leurs armes et de trouver le salut dans la fuite.
Rawlings ordonna de rassembler tous les prisonniers qui se retrouvèrent vite nus, leurs vêtements ayant été confisqués et jetés au feu. Rawlings décida d'envoyer les jeunes femmes dans un bois situé à l'Ouest du campement et posta la moitié de ses hommes en position défensive. L'autre moitié fut autorisée à camper dans le bois et se vit libérée pour la nuit... Une longue nuit de viols allait débuter.
Au matin, le froid avait tué tous les hommes, femmes et enfants laissés sans abri et sans vêtements. Il avait aussi tué les 32 soldats blessés dans l'attaque du village, ce qui résolut le problème de Rawlings relatif au transport de blessés. Avec les décès de la nuit, la destruction complète du village coûta aux Américains la perte de 62 soldats. Aux pertes humaines, il fallait ajouter la mort de 1.500 chevaux indiens qui avaient été entravés avant la nuit et avaient tous péris gelés. Rawlings ne pouvait laisser les Indiens les récupérer et ne pouvait perdre 1.500 cartouches pour les faire abattre...
Publié le 02/10/2007 à 12:00 par thewolf

Au début de l'hiver 1876, une colonne de 900 cavaliers quitta le camp de Goose Creek, situé à la frontière du Montana et du Wyoming, non loin de l'actuel Parc National de Yellowstone, afin de s'attaquer à une force de plus de 5.000 Indiens, dirigée par Sitting Bull et composée de contingents Sioux, Cheyennes, Arapahoes, ainsi que d'autres tribus de moindre importance, et qui, l'été précédent, avait anéanti le régiment du général Custer dans la vallée de la Little Big Horn.
A la suite de leur victoire, les Indiens s'étaient retirés dans la région montagneuse située entre la Powder River et la Tongue River. Décidé d'en finir, le général Crook, responsable de la région, avait ordonné au commandant de la colonne, le major Marcus Rawlings, d'attaquer les Peaux-Rouges qui, vu la saison, ne s'attendraient sans doute pas à un assaut aussi tardif.
C'est dans ce contexte que débuta une campagne qui passera à la postérité sous le nom de "Marche à la Mort", d'"Expédition de l'Enfer" ou de "Campagne de la Haine"...
Placé à la tête des soldats, le major Rawlings était un officier expérimenté mais à la réputation détestable et il se disait que, sous son commandement, il y avait plus de décès par suicide que du fait des combats....
photo:Le site idyllique du carnage : Mirror Lake
Publié le 22/09/2007 à 12:00 par thewolf
Conclusions
Si les Peaux-Rouges avaient écrit leur histoire, la
bataille de Little Big Horn y figurerait en bonne place.
Ce fut la plus grande victoire que les Indiens
remportèrent sur les envahisseurs blancs.
Suite à une grossière erreur militaire, Custer avait
fait exterminer ses hommes et s'était fait tuer avec eux
en n'infligeant pratiquement aucune perte aux Indiens
(environ une centaine de tués, voire moins).
Une partie du site de la bataille telle qu'elle apparaît
de nos jours.
Les pierres tombales visibles représentent les endroits
où furent retrouvés des corps.
La pierre ornée de la stèle noire est gravée au nom de
Custer
Publié le 22/09/2007 à 12:00 par thewolf

Custer fut informé de la présence d'un grand camp indien
installé sur les rives du Little Big Horn; outrepassant
ses ordres, il décida de passer à l'attaque du
campement.
On a longtemps discuté sur les raisons qui poussèrent
Custer à attaquer seul à Little Big Horn. Probablement
estima- t'il que les Indiens, prévenus de sa présence,
pouvaient lever le camp afin d'échapper à
l'encerclement. Par ailleurs, Custer, qui ne s'était
jamais distingué par la modestie, lança sûrement une
attaque prématurée et imprudente parce qu'il voulait
recueillir seul la gloire de la victoire, ainsi qu'il
l'avait déjà fait en diverses occasions.
Quoi qu'il en ait été, en lançant ses 700 cavaliers
fatigués contre 5000 guerriers frais et dispos, Custer
commit une erreur majeure.
La bataille
Le 24 juin, malgré des informations signalant plusieurs
milliers d'Indiens, Custer divisa ses forces à
l'approche du camp.
Suivi de la moitié du régiment, il passerait au nord par
les collines; le major Reno et la capitaine Benteen, au
commandement du reste de la troupe, complèteraient
l'encerclement en passant par la rivière.
Le 25 juin, les hommes de reno lançèrent l'attaque
contre la partie sud du camp, occupée par les Sioux
Hukpapas. Le bataillon de Reno tomba dans une
embuscade, perdant la moitié de ses effectifs, et ne
tarda pas à battre en retraite dans le désordre et la
panique.
Au nord, dans les collines, Custer fut assailli par plus
de 2000 guerriers conduits par Gall, Crazy Horse et Two
Moon. Les cavaliers tentèrent de se réfugier sur une
hauteur mais en furent empêches et furent contraints de
mettre pied à terre pour faire face à l'attaque. Ils
formèrent un demi-cercle et abattirent leurs chevaux
pour s'en faire une barricade mais furent rapidement
submergés par la marée des Peaux-Rouges.
Le bataillon de Custer fut anéanti en une trentaine de
minutes; il n'y eut aucun survivant parmi les 224 hommes
qui le composaient.
Un peu plus loin, dans une boucle du fleuve, Benteen
avait lancé son bataillon au secours de Reno. Les deux
troupes réunies résistèrent jusqu'au soir aux attaques
des Indiens.
Les attaques cessèrent au crépuscule mais le lendemain,
26 juin, les Indiens repassèrent à l'action, infligeant
des pertes de plus en plus lourdes aux cavaliers
américains.
Une charge, conduite par le capitaine Benteen, fut
lancée contre une concentration d'Indiens qui se
préparaient à submerger les deux bataillons décimés, et
ceci prolongea leur résistance jusqu'au soir.
Vers la tombée de la nuit, à l'approche des colonnes de
Terry et Gibbon, les Indiens évacuèrent la vallée et se
dirigèrent vers les montagnes...
Publié le 22/09/2007 à 12:00 par thewolf

Les causes
En 1874, des gisements d'or furent découverts dans les
Black Hills, en plein territoire indien (South Dakota et
Montana Actuels).
Des négociations laborieuses s'engagèrent avec les Sioux
pour qui les Black Hills étaient un territoire sacré.
Le gouvernement des Etats-Unis offrit aux Indiens une
somme cent fois moindre que celle qu'ils exigeaient pour
la cession du territoire.
Devant l'impasse des négociations et les pressions
accrues des colons, le gouvernement américain décida
d'imposer la cession du territoire par la force.
Les premières opérations
Au printemps 1876, trois colonnes de soldats
convergèrent sur les Black Hills afin de briser la
résistance indienne.
Venant du sud, le général Crook s'avança avec les 2 ème
et 10 ème régiments, comprenant 1309 hommes dont 262
éclaireurs Crows et Shoshone, ennemis jurés des Sioux.
Le colonel Gibbon partit du nord-ouest à la tête du 2
ème de cavalerie et du 7 ème d'infanterie, composés de
450 hommes.
De l'est arrivaient les 925 hommes du 6 ème d'infanterie
et du 7 ème de cavalerie, sous les ordres du général
Terry et du lieutenant-colonel Custer.
Les trois colonnes cerneraient les Indiens pour les
contraindre, soit à capituler, soit à livrer une
bataille que l'infériorité de leur armement leur ferait
certainement perdre.
Pour faire face à la menace, sept tribus Sioux et une
tribu Cheyenne se coalisèrent, réunissant un total
d'environ 5000 guerriers.
La coalition était composée des Sioux Hunkpapas (chefs
Gall et Sitting Bull), des Sioux Oglalas (chef Crazy
Horse), des Cheyennes (chef Two Moon), des Miniconjous
(chef Hump), des Sans Arc (chef Spotted Eagle), et, avec
des effectifs plus réduits, des Brulés, Pieds Noirs et
Arapahoes.
Le 17 juin 1876, les Sioux Oglalas, sous la conduite de
Crazy Horse (considéré comme le plus grand "général"
indien de l'histoire du Far West), stoppèrent l'avance
de Crook sur la rivière Rosebud; Crook n'échappa au
désastre que grâce à ses éclaireurs indiens.
Présentée comme une victoire dans les hautes sphères
américaines, la bataille de Rosebud fut en réalité une
défaite stratégique, laissant Crook sur la défensive et
dans l'incapacité d'appliquer le plan prévu.
Pendant ce temps, les deux autres colonnes continuaient
leur marche en territoire indien...
Le 23 juin, Custer partit en éclaireur à la tête du 7
ème de cavalerie avec mission d'encercler les Indiens
par le sud et de les rabattre vers les troupes de
Gibbon.