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dimanche, mai 09, 2010

Trois podiums

Dont deux victoires, survenues lors de courses en circuit, visées tout spécialement en ce début 2010. Les points rouges sont les puissances normalisées sur 1h45, durée minimale de ces épreuves.

Les autres puissances caractéristiques de la performance semblent peut être stagner (aucun test formel pour confirmer cette impression) en cette première partie d'année, mais celle ci, qui fut travaillée et mesurée, révélatrice de la capacité anaérobie, continue de progresser.

Ma photo préférée de ce printemps (merci au photographe de l'UC Pontcharra)

dimanche, septembre 13, 2009

12ème et dernière course de la saison


Petite entorse au programme initial visant les grimpées de fin d'année avec un retour sur une épreuve qui me réussit bien depuis 3 ans. Numériquement parlant, la participation n'est jamais très élevée et cela me convient très bien, puisque ainsi l'inconvénient d'un mauvais placement en course lors des phases critiques est en partie gommé. Gommé également le dénivelée lors de cette édition puisque moins de 1000m sont prévus pour 137 kms: il s'agit vraiment de scruter le profil de près pour déceler l'endroit où la course va se jouer... La première montée est escaladée de plus en plus vite mais cela n'empêche pas un coureur d'essayer de partir plusieurs fois sans succès. Les attaques se succèdent entre le 10ème et le 30ème kilomètre mais le faux plat descendant n'est pas accommodant. Première bosse où le pourcentage pourrait permettre une sélection (4mn15@383W), puis un peu plus loin (2m20@384W). Voilà c'est fini, il n'y a plus rien avant de nombreux kilomètres et nous sommes toujours un groupe d'une vingtaine. Que se passe t'il exactement ensuite, je crois me lancer derrière deux échappés, n'arrive pas à combler le trou mais derrière 2 favoris sortent à leur tour accompagné d'un 3ème coureur, j'attrape les roues et c'est parti, nous sommes 6 à commencer à enchainer les relais. Relais que je négocie mal au départ en accélérant à chaque fois un peu trop fort, voulant bien faire. On me conseille alors, tant mieux, de garder la même vitesse lorsque vient mon tour. Au compteur, la vitesse oscille entre 39 et 41 km/h selon l'inclinaison ou le vent assez léger. Cela roule bien pendant 1h30, je pense que le groupe de 15 derrière ne reviendra plus. Erreur, il surgit à moins de 200 mètres mais heureusement, chacun relance vigoureusement à nouveau dans la légère montée d'une dizaine de kilomètres et le danger s'éloigne. Moment mis à profit pour le vainqueur de s'extirper de notre groupe. Certains essaient de relancer encore mais cela commence à coincer (sur le relevé de puissance, lors de cette phase, il y'a 17 minutes de puissance normalisée au niveau de ma FTP actuelle). Plus que quelques kilomètres, l'allure ralentit peu à peu. L'envie vient d'attaquer très fort lors du dernier kilomètre mais signe évident d'un manque de confiance encore, je me demande si j'ai le droit... Mais oui, bon sang! L'accélération de 5s@810W qui me propulse de 36 à 48 km/h ne suffira néanmoins pas à surprendre mes adversaires, d'autant plus que le dernier rond point est trop proche de l'arrivée, et me fais doubler juste avant par le futur deuxième. Comme de nombreux autres virages du parcours, je le négocie 5km/h moins vite que le reste de la troupe qui me dépasse, et c'est donc sur la ligne 6ème/54, 2ème de ma catégorie d'âge.

mercredi, septembre 02, 2009

11ème course de la saison

Beaucoup d'erreurs commises lors de cette épreuve. Dans le col de Tourniol, long mais roulant, je suis assez bien placé au pied, aux alentours de la 30ème place, accélérant au bon moment pour boucher les trous qui se produisent lorsqu'un ou plusieurs se relèvent. On prend alors un peu plus loin la roue du coureur, de la même manière que l'on s'aventure contraint sur une branche. Sans certitude si elle est pourrie ou pas, avec le risque qu'elle craque à son tour... C'est l'étude attentive, qui fait oublier quelques instants la dureté de l'effort, du gabarit ou de l'attitude (les épaules ou la tête dodelinant plus ou moins fortement) qui peut éventuellement renseigner. A mi-pente, l'intensité imprimée en tête de course mollit. Peut être est parce qu'alors un ou plusieurs coureurs ont réussi à s'extirper. J'en profite pour me hisser tout devant, craignant une soudaine accélération et parce que le plan est d'aborder bien placé la descente, un peu étriquée. La première de mes erreurs est d'accélérer trop tôt. Il aurait suffit de sprinter un peu avant le col, mais j'appuie plus fortement sur les pédales par 2 fois, à 3kms puis à moins d'1 km du sommet. Dans la descente, je me fais doubler par 5 ou 6 unités mais je reste bien placé. Nouvelle erreur dans le faux plat descendant. La pente est faible et pour rester aux avants poste, je ne cesse de pédaler au lieu de chercher à récupérer. Bien sûr la puissance alors produite n'est pas très élevée (L2/L3) mais chaque coup de pédale donné est un temps de repos en moins. Je le sens au bas de la descente, alors que la 2ème montée (Portette) va débuter que je n'ai pas complètement récupéré. Encore dans les premières positions, nouvelle erreur en forçant pour boucher des trous alors que 4-5 coureurs ont pris les devants. A ce moment de la course (1h30 seulement), si personne ne relaie ce n'est pas par fatigue... Et lorsque un peu plus loin, la première vraie attaque a lieu, je paye instantanément la somme de toutes les erreurs produites jusque là. Dans le col de Portette nous sommes 2 puis 3 à joindre nos efforts mais cela commence à revenir par l'arrière. Dans la descente vers le col de la Bataille, le vent qui s'est levé et dont je n'ai pas vraiment l'habitude finalement, refroidit mes ardeurs, en une rafale. Peinant à garder le contrôle du guidon, je perds le contact avec le groupe de 10 (nous sommes alors en lutte pour une place dans les 12-20) et laisse filer. Dans le tunnel du col de la Bataille, l'effet venturi amplifie encore la vitesse du vent et estomaqué, on se demande comment réussir à sortir... Trois groupes me doubleront par la suite jusqu'à l'arrivée, sans réelle volonté de ma part de suivre. Je finis 43ème sur 430. Si une saison s'apparente à un jeu de Lego, cette course n'est donc qu'une brique de plus, n'en ayant pas fait un objectif majeur cette année. Et tant mieux, car Eole m'aurait, de toutes les façons, empêché de l'atteindre. Je regrette juste de n'avoir pu rouler que 2h30, au lieu des 4h30 prévues, à une intensité course.

mardi, juillet 14, 2009

10ème course de la saison

Kilomètre 4. Crevaison.

samedi, juillet 04, 2009

9ème course de la saison

Cinq ans après une première Marmotte effectuée en plus de 11h (9h50 sans les arrêts), retour sur cette course particulière dont l'une des caractéristiques est l'affluence importante et sa forte popularité à l'étranger. Placé dans le deuxième sas (au delà du dossard 400), il va falloir fournir un effort conséquent dans les premiers kilomètres pour remonter dans les 200 premiers, et appliquer la stratégie définie: le Glandon étant le seul col de la journée à l'ombre, j'ai choisi d'y rouler de façon très soutenue, sans aucune limite fixée, quitte à laisser filer et récupérer dans les petites descentes insérées dans cette première difficulté. C'est aux antipodes de ce qui faisait jusque là ma philosophie sur les parcours très longs en montagne: rouler prudemment sans efforts inutiles en n'appuyant jamais plus fort que nécessaire sur les pédales, et respectant un seuil de fréquence cardiaque et/ou de puissance à ne pas dépasser: il y'a plusieurs années, jamais je ne me serai permis de franchir, même quelques instants, 90% FcMax ou 110% FTP...
A 7h, nous filons tous vers ce virage à droite au bout de la vallée qui va marquer le début de la montagne. Les deux courtes montées au voisinage du barrage, négociées à L5/L6, me permettent encore un peu plus de me replacer afin de gagner encore quelques places au sein du peloton. Dans la première rampe sévère du Glandon, je fais très attention à maintenir une allure élevée car certaines cassures peuvent se provoquer avant un replat puis s'accentuer. Je retrouve plusieurs concurrents d'une précédente course, ce qui me rassure alors sur mon positionnement, mais une transpiration déjà abondante et une respiration élevée me font penser qu'il faudra peut être bientôt lever le pied. La cassure finit par se produire avant le village du Rivier d'Allemond. J'ai repéré un grand gabarit dont l'allure est régulière et me cale derrière lui. Lors du 2ème segment du col du Glandon, je suis tenté à un moment de faire un effort pour essayer de revenir sur 4 unités à quelques dizaines de mètres mais me retiens heureusement car quelques minutes après une longue file indienne de coureurs nous absorbe et roulons ainsi bien groupés vers le sommet. La descente (repérée 2 fois dans le mois passé) est abordée tambour battant, je m'y débrouille vraiment bien (les 19km800 dévalées en 23mn50 contre 27mn20 pour mon meilleur temps à l'entrainement), car même si petit à petit, je me fais dépasser par une dizaine de coureurs, je parviens à ne pas me désunir, comme c'est parfois le cas, jusqu'au bas où le groupe se reconstitue. Et là surprise, alors que l'on pouvait s'attendre à que cela roule fort en direction de St-Jean de Maurienne, malgré les tentatives de plusieurs d'entre nous pour engager des relais, la vitesse reste modérée (32km/h de moyenne) et certains préfèrent sortir du groupe un par un pour prendre un peu d'avance. Je reste dans le groupe initial et aborde en tête le pied du col à St-Michel de Maurienne, craignant un peu l'allure qui va y être imprimé. Heureusement, les jambes répondent bien dans ce Télégraphe que j'apprécie toujours autant. Pourquoi cette même impression de douceur ressentie dans ce col? Est ce la pente, exigeante au départ qui s'abaisse peu à peu (6-7%) ou le revêtement roulant? Néanmoins, des signes montrent que la fatigue commence à jouer sur concentration parmi la vingtaine de participants du groupe: deux coureurs s'accrochent et chutent presque devant moi, un autre, plus loin déchausse et provoque une vague. Je ne suis pas en reste, avec soudain la sensation étrange d'avoir du mal à fermer les yeux, les paupières comme collés et comprends soudain: au lieu de m'être verser un bidon d'eau sur la tête, je me suis aspergé au moins une fois avec celui qui est sucré...
Voilà le Télégraphe de franchis et j'hésite à m'arrêter au sommet pour faire le plein, tant pis, continuons à profiter de la compagnie des autres, Valloire et le début du Galibier par ce kilomètre raide, avertissement sans frais de la difficulté qui nous attend. Je stoppe finalement au ravitaillement de l'organisation, encore peu fréquenté puis repars seul. Mais assez rapidement, il faut se rendre à l'évidence, l'allure n'est pas aussi importante que désirée et dans l'approche vers Plan Lachat sur ses pourcentages moyens, où l'on ne sait trop quelle allure imposer, la sensation d'un manque de force est là, la respiration plus courte qu'à l'ordinaire. La soif est présente, et obnubilé à m'asperger le plus régulièrement possible pour lutter contre la chaleur, j'ai peut être oublié de boire un peu plus... Grâce à la reconnaissance 3 semaines auparavant, la montée est gérée au mieux, mais des coureurs commencent à me doubler, j'arrive enfin à prendre la roue d'un cycliste au maillot rouge mais le doute ronge, m'interrogeant sur ma volonté de faire l'Alpe d'Huez, espérant récupérer après le Galibier.
Au sommet, bascule immédiate dans la longue descente. Dans les premiers kilomètres celle ci est rapide mais bosselée. Dans la ligne droite qui suit le Lautaret, je m'arrête par envie de me décontracter et de m'étirer, encore dubitatif sur cette fin d'épreuve, tout en guettant du coin de l'œil ce groupe qui se rapproche... A son passage, c'est reparti prestissimo dans cette descente où il faut souvent pédaler, relancer au cours de plusieurs petites montées, se restaurer, boire, bref, se préparer au final qui approche rapidement.

Dans ce début de montée de l'Alpe d'Huez, je m'astreins à appuyer juste ce qu'il faut pour que le vélo avance et ne tombe pas, il est alors si facile de passer dans un état de surchauffe... Le 34*28 est alors juste suffisant, mes compagnons sont alors partis comme des fusées à mes yeux, et j'espère en rattraper quelques uns plus loin, une fois avoir trouvé un certain équilibre dans l'effort à produire. Mais il me faut auparavant m'arrêter une 3ème fois depuis le début de l'épreuve (total des arrêts 3 minutes), pour remplir d'eau encore 2 bidons. Comme prévu le rythme augmente peu à peu, une fois que la pente s'adoucit. A 3 kilomètres de la station, je décide enfin d'accélérer franchement et finis assez bien, sans l'impression de m'être véritablement donné à fond dans la montée, en doublant encore 2 ou 3 adversaires. Une des leçons que je retiens de la journée est ma difficulté, lorsque je me retrouve seul, à maintenir un rythme comparable à celui que j'arrive à tenir dans un groupe. Comme si la prudence m'incitait plus ou moins consciemment à maintenir une allure régulière, en dedans, dans l'attente d'un retour par l'arrière. Et paradoxalement, le capteur de puissance ne m'est alors d'aucune aide, car outre l'aspect démotivant des chiffres forcément toujours plus faibles que ceux escomptés, il est difficile de se fixer une valeur de puissance moyenne à respecter, car généralement je la surestime. C'est vraiment la perception de l'effort (le rythme de ma respiration) et, surtout son évolution potentielle lors de la durée restante de montée, qui me sert de guide à ce moment là. En 7h05mn19s, je finis 129ème/5295, 30ème de la catégorie.

Définitivement, la meilleure stratégie est donc, même sur un parcours long et montagneux comme la Marmotte de partir le plus vite possible sans se mettre dans le rouge, attraper un groupe homogène de son niveau, et ensuite gérer au mieux la baisse de puissance occasionnée par la fatigue et/ou la chaleur, ce qui suppose une certaine expérience et un bon entrainement permettant d'amortir le départ rapide. Un rapport FTP/poids sera le point déterminant dans les 2 premières heures, un CTL élevé permettra ensuite de limiter la baisse de son potentiel physique. Si l'on regarde le tableau suivant avec les différentes intensités d'effort enregistrées pour chaque montée, on retrouve dans le Glandon avec un IF de 0.94, la stratégie d'une allure élevée, presque à la limite afin d'accompagner un bon groupe. Dans le Télégraphe, je suis ce groupe dont l'intensité baisse de 7 points. Dans le Galibier, je me retrouve seul, et là 17 points de perdu. Dans l'Alpe d'Huez, cette intensité s'est stabilisée mais elle est plus faible que si j'avais fais une course en visant une stratégie à isopuissance dans les cols avec un IF de 0.8 caractéristique de ce que j'ai pu maintenir dans le passé sur un tel parcours avec des températures favorables (comme au BRA 2007). Fait troublant, si je prends la moyenne de IF pondérée par la durée, je retrouve bien cette valeur de 0.8... Dans le Galibier et l'Alpe d'Huez, je me fais rattraper et doubler par des concurrents partis un peu moins vite. Dans la dernière montée, 200 coureurs sont montés plus rapidement, et si l'on suppose au mieux que 128 d'entre eux sont arrivés avant, cela en fait encore 71 qui sont arrivés après moi malgré un meilleur temps. Je pense avoir donc choisi la meilleure option en démarrant fort le premier col, seule montée de la journée effectuée en dessous de 20°C, où mon organisme va fonctionner à son meilleur rendement. Cela eu été dommage de ne pas en profiter et suis convaincu qu'avec un départ plus prudent, j'aurais fait un moins bon temps.

Comment quantifier l'influence de la température extérieure sur des parcours longs? Si nous étudions les 3 courses passées en traçant le profil de l'intensité en fonction de la durée de l'effort (graphe ci dessous), il apparait nettement qu'au delà de quelques heures (le temps que la température extérieure atteigne des valeurs sensibles), les deux dernières courses courues à des températures voisines se rapprochent pour finir à IF=0.78. En revanche, à Morzine, avec une température moyenne de 8°C en moyenne inférieure, IF a pu être maintenu à un niveau plus élevé de 2% en moyenne de (entre 3h et 4h) jusqu'à presque 5% après 5 heures... Soit converti en puissance moyenne brute, l'équivalent de 15 Watts. Et malgré une amélioration sensible de ma résistance à la chaleur.


dimanche, juin 28, 2009

8ème course de la saison

En analysant avec le recul chacune des cyclosportives de cette année (1 départ trop fort, 1 récupération insuffisante, 2 mauvais placements), je me rends compte d'une part que de chaque course, il y'a toujours une leçon à tirer, d'autre part que de parvenir à ne plus reproduire les mêmes erreurs est un long processus. A postériori, il me semble pouvoir prédire à quelques places prêt, le classement final qui eut été le mien sur chacune de ces épreuves, si tout s'était déroulé de façon parfaite comme la semaine dernière et ainsi estimer le cout de ces erreurs: un bon résultat en course est vraiment le fruit de multiples facteurs, dont l'habileté et l'expérience, qualités longues à acquérir, ne sont pas les moins importantes, quelque soit le développement de ses capacités physiques.
Ce début de la Vaujany, avec de longs kilomètres de faux plat descendants vers Séchilienne, effectué à vive allure recèle un piège: celui de se trouver trop loin lors de l'entame du col de la Morte. Aussi à nouveau, je me force à rouler devant. Mais peu à peu, je me retrouve sur la droite de la chaussée, et avec les minutes qui passent, ce peloton, organisme vivant qui progresse vers l'avant mais se déforme, par un lent mouvement de rotation horaire, vu d'en haut, rejette peu à peu sur son côté droit certains de ses membres. En outre, au même moment, je perds mon bidon arrière et m'en veux encore d'avoir crée un danger pour les autres dans cette phase critique. Au pied du col, au vu de la centaine de coureurs devant, je comprends que l'affaire ne s'engage pas idéalement. Il y'a alors 2 possibilités: soit produire un effort important immédiatement (sans aucune garantie sur la durée nécessaire et donc prendre le risque de s'époumoner à dépasser sans fin plusieurs concurrents) pour remonter dans les cinquante premiers, ou adopter l'allure prévue. Je choisis la 2ème option mais aujourd'hui encore je me demande si ce fut bien le meilleur choix.... Néanmoins, lorsque l'on décide de cette option, il y'a généralement derrière soi plusieurs qui auront aussi raté leur départ et fait le choix inverse. Effectivement, 1 puis 2 coureurs vont passer au bout de quelques minutes et il devient intéressant de s'accrocher à leurs basques. Cela ne suffira pas à revenir et nous basculons avec 4 minutes de retard au sommet de la Morte dans un groupe, très probablement le 3ème formé dans cette montée.

Mais ce groupe est composé d'éléments hétéroclites, certains sont meilleurs descendeurs que grimpeurs et inversement. La cohésion n'est jamais présente dans les parties montantes et descendantes, et c'est avec une réelle surprise que nous finissons néanmoins par apercevoir le deuxième groupe devant nous à quelques centaines de mètres, dans les prémisses du col d'Ornon. Peine perdue, nous revenons à 200 mètres pas plus, mais lorsque la pente se cabre un peu plus à quelques kilomètres du sommet, l'écart se creuse irrémédiablement à nouveau. Notre groupe se disloque alors complètement, deux s'en vont dans la descente, nous formons un trio sur le plat derrière et la séparation avec le petit parcours finit encore d'amaigrir ces petits paquets qui abordent la montée de Villard Reculas avec retenue. Peu à peu, notre trio grossit, rattrapant des coureurs, et en étant lui même rejoint par d'autres. Est ce une illusion? L'allure lors de ces moments là, semble fléchir, comme le signe silencieux d'une satisfaction, empreinte de consentement réciproque, celle de se retrouver un peu plus nombreux.

Mais de nouveau, la chaleur va à nouveau séparer ceux qui continuent visant le ravitaillement de l'Alpe d'Huez et ceux, misant sur l'immédiat comme moi, qui remplissent leurs bidons. Et à nouveau l'isolement, avec 2 ou 3 compagnons sur les pentes surchauffées menant vers la station de l'Oisans. Dans Sarenne, je découvre que parfois involontairement ou inconsciemment, j'adopte une allure en dedans quand je me retrouve seul. Il suffit que quelqu'un me double pour que aussitôt, comme soumis à une décharge électrique, je me réveille et accélère, arrivant à suivre, ce qui révèle que l'allure précédente était trop faible. Car il est vrai que j'utilise de moins en moins les chiffres du capteur de puissance (plus souvent démoralisants) pour guider mon allure en course, préférant me fier aux sensations (surtout respiratoires). La descente de ce col magnifique est malheureusement délicate à négocier avec des trous partout et des gués à franchir à plusieurs reprises. Dès le début de course, je m'étais promis de laisser filer à cet endroit de la course, ce que je fais sans regrets.

Rejoint par un compagnon d'infortune de la première heure, plus rapide que moi en descente, nous roulons de concert jusque dans la vallée, et là rejoins par un groupe emmené par un cycliste hors course qui prépare la Marmotte, nous filons à vive allure (ce n'est pas très fair play de profiter de cette locomotive, mais sur le moment, personne n'y songe guère) vers le pied de Vaujany, montée que je gère bien, malgré la chaleur (29°C) en accélérant très progressivement. J'ai déjà en tête la montée de l'Alpe d'Huez, où avec une bonne gestion de l'effort et un braquet de 34*28, il sera possible de se faire plaisir malgré un dénivelée encore plus important et la chaleur, surement présente. 30ème/249, 7ème de la catégorie.






















Concentré dans la montée de Vaujany. Dans la descente du col d'Ornon

dimanche, juin 21, 2009

7ème course de la saison

Première des 4 courses objectif de cette deuxième partie de saison. Je l'aborde sereinement, conforté par le fait d'avoir suivi à la lettre le plan, comme je l'avais décidé il y'a plusieurs mois déjà. L'entrainement méthodique guidé par le capteur de puissance a cette particularité de se projeter en permanence dans le futur afin d'imaginer, élaborer et tester la trame des futures séances de travail. Ainsi, l'année 2009 n'est qu'à sa moitié, que j'ai pourtant en tête le déroulement des mois de février/mars 2010 et les objectifs qui s'y réfèrent.

Idéalement placé sur la ligne, pouvant toucher le ruban plastique qui retient encore les quelques 300 coureurs du grand parcours de 164 kms, à 8 heures, je suis immédiatement en tête du peloton (un coureur a déjà pris 100 mètres toutefois), car la route dans Morzine recèle quelques imperfections et dangers à cause de travaux. Je connais bien le début du parcours, décidé à ne pas me limiter malgré ce premier col de Joux Verte où une première sélection va se faire. Ce n'est pas une course avec de très longs cols encore, mais l'allure n'est pas la même que dans les épreuves printanières. C'est une sélection lente mais irrémédiable dans les premiers raidillons. Puis, lors de la partie la plus pentue (avant les Lindarets), une accélération au train commence à scinder le groupe d'une cinquantaine d'unités. Il serait encore possible d'essayer de s'accrocher en haussant le rythme, mais je crois dénombrer une vingtaine d'unités devant, soit autant derrière moi, et il est prudent de ne pas insister car si l'intensité de l'effort n'est pas maximale, la fréquence cardiaque est alors à 90%, la moitié du col n'est pas atteinte. Nous sommes alors 5-6 à nous relayer dans la partie plus facile de cette fin de Joux Verte et voyons de façon fugace le groupe de tête, à quelques secondes devant, dans les lacets. Je connais bien les 2 premières heures de course pour y avoir participé en 2007, et en particulier cette descente rapide de Joux Verte. Afin de ne pas me faire distancer, je sprinte presque au sommet pour basculer immédiatement vers Morzine et en relançant dans chaque virage. Peine perdue, rapidement 3 coureurs me doublent et s'éloignent peu à peu. Un peu plus bas, un coureur se relève à la sortie d'un virage, la main sur les fesses, mais sans dégât. A la fin de la descente, un coureur me rejoint et nous temporisons. Un groupe d'une dizaine arrive quelques minutes après et débutent alors les relais vers le bas du col du Cordier, deuxième difficulté du jour. Dans cette montée, immédiatement l'on détecte les grimpeurs et ceux un peu moins à l'aise. 2-3 coureurs prennent 10 à 50 mètres, et le reste se maintient groupé. Accélération au sommet et nouveau rush dans la descente. Cette fois ci le groupe reste compact. Il va passer une longue partie de la journée ensemble. Dans la montée de Vernaz puis le col du Feu, que j'effectue pour le dernier en tête, presque à bloc, décidé à imposer le rythme et non le subir pour une fois. Dans le col de Cou, 2 Suisses font un travail formidable et impriment, côte à côte, une allure importante sur la pente modérée pendant de longs kilomètres. Ils continuent encore après, nous ne sommes que quelque uns à prendre des relais à se moment là. Parfois nous rattrapons un coureur du groupe des vingt partis dans Joux Verte. Le col de l'Encrenaz se rapproche, il va décider du classement final dans notre groupe. Sur cette montée qui ne m'est pas très familière, je commets l'erreur de vouloir essayer de suivre les 2 meilleurs grimpeurs. Rattrapé sur un replat, je décide de monter à un rythme moins élevé et d'attendre. L'arrivée est encore loin. Nous sommes 3 à nous encourager dans les derniers kilomètres et évitons de justesse un chat qui traverse dans la descente tortueuse vers Morzine. Dans la montée finale vers le lac de Montriond, je me surprends à observer la présence ou non de cheveux blancs chez mes adversaires: sans le moins du monde me douter du résultat final, je me motive pour finir devant d'éventuels 40-49 ans, catégorie à laquelle j'appartiens désormais. A l'arrivée, très bon résultat, 19ème/300, et surprise, 2ème donc de cette catégorie E.

Par rapport à 2007 où j'avais connu une panne de jambes prolongée en course, l'approche et la gestion de la course a été optimale:
-récupération planifiée les jours avant course (TSB +8)
-température extérieure moyenne de 15-20°C favorable pour moi
-stockage de glycogène important durant les 72 heures précédents
-alimentation en cours d'effort régulière et importante: un total de près de 450g de glucide a été consommé, réparti en 300g depuis les bidons et 150g venant de 7 barres et 3 gels, soit environ 75g/heure de course, ce qui est dans la zone du maximum assimilable par l'organisme. L'impression de sucre en bouche était limite et c'est un point perfectible sur une course plus longue.
A l'issue de cette édition où tout s'est donc parfaitement déroulé, il m'est difficile de cerner encore d'importants potentiels d'amélioration. En observant les puissances développés, il apparaît premièrement que ce type de course en montagne (4100m de dénivelée) ne se joue pas sur des montées courtes (NP5=327W soit 20 à 40W en dessous des courses du printemps). Deuxièmement, lors des 4 premiers cols, l'intensité d'effort IF fut de 1 en moyenne (toutefois, la FTP est peut être sous estimée en ce moment de 5W) sur respectivement 46, 24, 13 et 12 minutes, soit un total de 95 minutes. Ensuite, IF a baissé à 0.85-0.9 puis 0.8 en fin de course. 1h30 est bien l'ordre de grandeur, à l'entrainement, du temps total que je peux accumuler en plusieurs segments à allure FTP. Une des différences provient, toutefois, de l'index de variabilité, qui est plus important en course.

samedi, mai 30, 2009

6ème course de la saison

Bien connaitre le parcours d'une course est un atout important. Au fil des ans et de l'observation du comportement d'un peloton en fonction de la topographie du terrain, aidé par les données enregistrées par le capteur de puissance, il est plus facile d'orienter une stratégie. La distance, ce jour, est de 173kms et 5h30 à 6h de course sont à prévoir, pour 3300m de dénivelée. C'est le premier test de l'année sur un parcours de moyenne montagne, et je souhaite l'aborder prudemment. Néanmoins, il y'a tellement de temps à gagner à faire le début de course pour rester dans un peloton rapide lors des faux plats montants, que mon objectif est de faire à fond les premières montées jusqu'à la descente piège d'Herbouilly, où je lèverai le pied pour attendre le groupe suivant. Cette descente est mauvaise, parmi 3-4 coudes quasi identiques pouvant être pris à fond, mais en aveugle, s'intercale un virage qui se referme en sortie. Impossible de le différencier des autres, sans avoir reconnu la descente auparavant...



Première minute de la montée d'Herbouilly, une accélération va venir de la gauche


Le col de la Croix Perrin est abordé d'entrée après quelques centaines de mètres, l'allure allant crescendo jusqu'au sommet, que je franchis dans les 20 premiers, mieux que l'an passé où j'avais dû combler un écart un peu avant. La descente où le phénomène d'aspiration joue à plein (vitesse maximale 77,2km/h) est bien négociée ainsi que le toboggan entre Lans en Vercors et Villard de Lans. En 2008, j'étais resté bloqué à l'arrière du groupe et cette fois ci, j'arrive à me dégager au bon moment pour me retrouver dans les 5 premiers au bas de la montée d'Herbouilly où une minute d'un premier effort nous attend, un léger replat puis le deuxième effort avec la sélection qui se fait, je rétrograde peu à peu, mais parviens à accrocher les roues, sans subir la désagréable sensation d'avoir franchi la limite comme la semaine dernière. Le faux plat jusqu'à la dernière rampe de ce col tout en paliers, permet de récupérer. Et c'est lors de ces 5 minutes finales d'Herbouilly qu'au lieu de suivre à tout prix le dernier rush (aurais je vraiment pu?), j'applique la stratégie décidée en levant le pied et repère 4 coureurs que j'accompagne. Distancé dans le faux plat descendant qui suit (comme il y'a 3 ans), j'aborde seul la descente négociée à vive allure mais sans prendre de risque, en espérant ne pas être rattrapé trop vite. J'en profite pour bien boire et récupérer après St Martin en Vercors, en attendant toujours ce 2ème groupe qui finit par arriver (une bonne trentaine d'unités). Voilà, le plan a fonctionné à merveille, l'objectif, optimiste, de ce début de course (début à bloc, accrocher le premier groupe, puis rétrograder dans le deuxième) a été atteint.

L'allure vers le col de Saint Alexis est raisonnable, je commence déjà à m'asperger avec de l'eau d'un 3ème bidon, même si la température n'est pas encore élevée, afin de commencer à tester pour les prochaines semaines, la meilleure façon de garder la tête froide le plus longtemps possible. Dans le col, un coureur réalise un travail admirable et maintient pendant de longues minutes une allure constante sans demander un relais. Plus loin, il fera preuve d'une grande endurance et d'une constance dans l'effort qui le mènera à la 11ème place. Je suis en 3-4ème position dans cette montée rapide (~21 km/h). Bien positionné à l'avant garde du groupe, je négocie bien la descente et les faux plats qui mènent à la bifurcation des 2 parcours après Vassieux en Vercors. Voilà, virage à gauche et immédiatement forte poussée de plusieurs coureurs dans le col de Lachau, provoquant une sélection par l'arrière assez rapide. L'allure se calme peu à peu, mais cette montée, plus longue que prévue commence à révéler les premières faiblesses des jambes, un signe qui ne trompe pas, ma cadence de pédalage est alors plus élevée (96-100tr/mn), seule moyen qui me reste pour fournir de la puissance et soulager les muscles, en réduisant la force à appliquer à chaque tour de pédale. Il s'agit alors de ne pas lâcher, nous ne sommes alors plus que 7. Peu à peu, le groupe s'émiette, certains prenant un peu d'avance dans les descentes grâce à une meilleure adresse.

Au pied du col de la Machine, je m'asperge complètement avec une bouteille tendue par un bénévole, une crampe apparait au niveau du mollet droit (réminiscence des deux séances L5 de la semaine) mais ne m'handicape pas longtemps. J'ai récupéré au niveau des jambes et à partir de ce moment là, chacun de nous 4 commence à rouler à son rythme. Comme à chaque début de long col, je fixe des yeux les écrans des compteurs pour voir la tendance, la puissance indique 280-305 watts, mais la fréquence cardiaque, étonnamment, ne bouge plus (~161bpm, voir la courbe ci dessous) et le souffle ne parait pas trop élevé, laissant espérer le bon tempo.
Las, peu à peu, les douleurs dans les jambes reviennent et je suis obligé de réduire l'allure. Plus loin, à chaque fois je vais récupérer un peu de force, ce qui est signe d'une alimentation correcte, mais dans ce col de la Machine et dans les derniers kilomètres avant l'arrivée, cela ne sera pas suffisant. Du groupe des sept du col de Lachau, cinq sont alors devant moi. Un coureur revenu de l'arrière (d'un 3ème groupe formé dans Herbouilly) va permettre de me motiver pour la fin du parcours. Grâce à lui, je m'accroche dans le col de Carri, il est alors indispensable de trouver un ou plusieurs compagnons d'échappée pour maintenir une bonne moyenne. Il ne fait pas vraiment d'effort pour me lâcher, alors qu'il le pourrait sans problème durant ces instants.

A nouveau, les jambes reviennent après St Julien en Vercors puis dans les gorges de la Bourne mais je sens bien qu'à chaque fois leur durée de vie est limitée. Les derniers faux plats en montant vers Autrans font mal, je suis à peine à une intensité L1-L2 derrière mon compagnon sans pouvoir le relayer depuis bien longtemps. Il me lâche au train, se retourne, je l'encourage de la main à poursuivre, et voyant un groupe de 4 coureurs s'approcher, il choisit avec raison de continuer. Les jambes sont cuites, mes bidons sont vides depuis une heure, et je perds 4 places dans ces 2 derniers kilomètres, 22ème/225.


Si l'on compare, avec les précautions d'usage (cette année, c'est le grand parcours), cette édition avec celles antérieures, on peut noter les points suivants: au départ, le TSB est à -8 ce qui est un peu bas, il m'a manqué un jour de récupération (1 jour~10 points pour un CTL de 80) l'avant veille, pour être dans la fourchette 0-5, qui semble être optimal pour moi sur ce type de compétition. Ce n'était pas un objectif A, et j'ai donc privilégié l'entrainement prévu cette semaine là. Ce chiffre peut également expliquer les légers passages à vide des jambes en course. Toutefois, et c'est un point important que j'ai souvent remarqué, cette fatigue musculaire n'a pas impacté les puissances développées sur des durées courtes. Bien au contraire. Cette fois ci, j'ai pu suivre le premier groupe de la course grâce à des puissances sur 5 minutes de l'ordre de 380W pour 360W l'an passé où j'étais arrivé sur la ligne avec un TSB très élevé mais un manque de séances intensives quelques jours avant la course. Aussi, j'ai tendance à privilégier une valeur de TSB légèrement positive ou négative pour des courses qui se jouent dans la première heure et des valeurs plus élevés sur des parcours plus longs en haute montagne où il s'agit dans les derniers jours, de récupérer au maximum de la fatigue musculaire issue de l'entrainement avant d'affronter de longs cols.

jeudi, mai 21, 2009

5ème course de la saison

Lors de mes précédentes courses cette année, l'expérience de se mettre "dans la rouge", lors de ces moments critiques où l'organisme flirte et dépasse certains seuils et le paie alors sur le moment ou un peu après, n'était pas encore advenue. C'est chose faite depuis ce jeudi. La stratégie établie en ce début de parcours de 150kms, partiellement connu, est de rouler tout devant, afin d'aborder la première montée idéalement placé. La première demie-heure se résume donc à relayer 2-3 coureurs devant un peloton de 200 unités sur un parcours vallonné.
Photo provenant du site TacCyclo

Il me semble avoir déjà écrit que cette stratégie n'est pas forcément trop couteuse si raisonnablement mené. Hélas, il se trouve mettre un peu trop pris au jeu à prendre des relais, et la lecture après course du relevé de puissance, révèle que ces 30 minutes sont effectuées à une intensité d'effort (IF) de 0.98 (pour une valeur théorique de 1.05 sur cette durée). Il est plus facile alors de comprendre à postériori, pourquoi lors de la première montée, je sens assez rapidement, au bruit élevé de ma respiration, que cela va trop vite pour moi. Cette fois, il m'est impossible de blâmer un mauvais positionnement, car j'aborde en 2ème position cette montée, nœud gordien de cette épreuve, tranché d'une allure vive et lancinante par une vingtaine d'hommes forts que nous ne reverrons plus. Cela fait alors quelques dizaines de secondes que le corps sent confusément que LA limite est atteinte, que seule la volonté permet encore de pédaler à cette allure, le moteur tournant à son régime maximum du moment. Le mental n'attend plus qu'une broutille comme excuse, pour le faire renoncer à dicter sa loi aux jambes. C'est un virage avec des graviers qui la lui apportera. Le vélo vacille quelques instants à la recherche d'un équilibre qui s'enfuit, à la manière de ce groupe de tête, là devant. Sur cette montée de 13mn, la puissance développée est de 315W (avec un pic à 5mn@357W). En effet, il y'a 3 semaines, j'avais pu obtenir également 5mn@357W mais aussi 13mn@329W, valeur plus élevée donc sur cette durée. Mais il est vrai que ces 2 pics avaient été obtenus lors de 2 montées différentes. Jeudi, c'était lors de la même montée...

Lors de l'ascension suivante, dans ce 2ème groupe d'une vingtaine d'unités, je suis à nouveau à la peine, naviguant dans les dernières positions, alors que la chaleur commence déjà son travail de sape (14mn@302W). La 3ème montée se passe mieux, mais il s'avère que c'est juste parce que la pente est moins forte. Il semble que plusieurs coureurs aient raté de peu le bon groupe et exerce une pression importante dans les montées les plus pentues. Ce qui se confirme dans la 4ème montée, avec un nouveau combat entre les jambes et le mental pour ne pas céder. Au cours de la course, les crampes apparaissent comme attendu (la chaleur sur ce type de parcours est directement corrélé avec leur apparition en ce qui me concerne, et le sel présent dans les bidons n'a pas modifié la donne). Il semble qu'alterner pédalage en force, debout, puis assis à cadence élevée, et enfin à puissance élevée permet de les juguler. Dans la dernière montée, à nouveau l'allure est forte, et je finis par renoncer, tenté il est vrai par l'idée de se ravitailler en boisson au sommet. Je repars seul, puis suis rejoint par une dizaine d'unités à 4 kilomètres de l'arrivée. 35ème/209.

vendredi, mai 01, 2009

4ème course de la saison

Une seule séance intense cette semaine entre dimanche et cette course. Après deux jours sans vélo, je m'applique à répéter sur home trainer des simulations d'attaques: accélération à L6 pendant 30 secondes, puis plusieurs minutes à L4 et enfin, un nouveau sprint sur 10 secondes. Si le travail dans chaque zone de puissance est important, l'aptitude à passer d'une zone à l'autre l'est également. Le point intéressant de cette séance est que je retrouve la sensation éprouvée lors des premières minutes d'une grimpée chronométrée, départ très rapide et accélération (L6) puis ralentissement et récupération difficile à L4/L5 une fois que les groupes de niveau se sont composés. L'autre point à noter, c'est que lors de la période à L4/L5, je maintiens une cadence assez élevée (95tr/mn), comme si cela me permettait de mieux récupérer au niveau des jambes, mais surtout de maintenir un certain niveau de puissance qui, sans cela, aurait tendance à faiblir peu à peu... Pour un effort en solitaire à L4/L5, j'aurai eu tendance à rechercher une cadence de 75tr/mn voire plus bas. Ceci montre ici toute l'équivoque de la détermination, pour une puissance donnée, d'une fréquence de pédalage optimale. Car celle ci dépend du passé et du futur de l'effort, de sa durée, mais aussi peut être d'une certaine synchronisation avec le rythme respiratoire du moment...

Ces accélérations de 30 secondes reproduisent plus ou moins l'effort demandé sur le circuit qui nous est proposé ce vendredi. En fait, à l'échauffement je repère que la montée se décompose en une première partie de 35-40 secondes d'un pourcentage relativement constant, suivi d'un replat et d'une nouvelle partie avec pourcentages positifs, mais plus variables. Il est clair qu'une attaque pourrait se faire ici, le faux plat descendant permettant ensuite de créer des écarts si les poursuivants se relèvent alors pour récupérer...


Le début de course est calme et j'en profite pour prendre immédiatement la tête du peloton afin de juger de la vitesse à adopter dans chacune des courbes du circuit. Pas de virage piège cette fois ci. La première montée est effectuée presque tranquillement (39s@395W), il est vrai que 32 tours nous attendent. La première accélération est lancée dans le faux plat descendant qui suit. Pendant quelques tours, les tentatives d'offensives fusent, dont l'effet est surtout de réduire la taille du peloton initial (~25 unités). Il est difficile de se rappeler le moment exact mais assez rapidement, je crois, nous ne sommes plus que 7 dans une échappée dont 3 coureurs de la même équipe. On me houspille: "Allez roule!". Je ne critiquerai jamais quelqu'un parce qu'il ne prend pas un relais : peut être qu'il s'économise, qu'il y'a une raison tactique, ou tout simplement qu'il n'a plus de jambes. Mais la coopération ou non de coureurs fait partie des vicissitudes de la course, comme le vent, la qualité du revêtement, ou un bris de matériel. C'est faire preuve d'intelligence et de sagesse de faire avec. Cet énervement, faiblesse à mes yeux, de la part de plusieurs adversaires, semble en outre provenir de l'équipe dominante ce qui est un peu fort, d'autant qu'il y'ait peu de chances alors que cela revienne de l'arrière. Je fais part de la même faiblesse en m'énervant également et en répondant vertement "Je roule si j'ai envie, c'est clair ?!". La stratégie élaborée est d'attendre le plus tard possible et, pour ne pas me faire surprendre comme il y'a un mois, soigneusement deviner et répondre aux attaques qui se succèdent. Elles viennent essentiellement des 3 coureurs au même maillot selon un scénario identique: attaque puis contre-attaque. Je suis décidé à ne répondre uniquement qu'aux contre attaques et surtout si deux équipiers tentent de partir en même temps. J'essaie de me protéger au mieux du vent en essayant de ne pas systématiquement aborder en tête la montée dans laquelle, des encouragements, venant d'un lecteur du blog, font plaisir ;-). Aux phases de forte tension, succèdent des phases de calme. Du premier graphique ci contre, il est difficile d'extraire des données brutes de puissance (jaune), vitesse (bleu), cadence (vert), ces différentes phases. En lissant les données sur 5 minutes, l'on obtient le graphique du bas où se détachent mieux les différentes phases, avec une périodicité de 15-25 minutes. L'on note également que la cadence de pédalage descend à 80tr/mn dans les phases de calme pour remonter naturellement à 95tr/mn dans les phases intenses, ceci afin de pouvoir répondre plus facilement aux attaques.


Cette fois ci, les compteurs ont tout enregistré ce qui permet de mieux se rappeler des instants exacts des différents mouvements. Si j'en crois donc la courbe des pulsations cardiaques, c'est à 3 tours de la fin lors d'une accélération au train que je creuse un écart (la fréquence ne redescend plus à 70% comme auparavant, je suis désormais seul à rouler et ne récupère donc plus). Personne ne semble réagir derrière et j'insiste jusqu'au sommet puis au début du faux plat descendant. Une centaine de mètre d'écart se crée et cela serait dommage de ne pas profiter des secondes gagnées même si cela sort du plan établi et reste alors partagé entre deux tactiques, rouler fort ou s'économiser un peu (option choisie, ce qui à la réflexion fut une erreur) avant l'offensive finale des meilleurs éléments. Je jette de temps en temps de brefs regards vers l'arrière, et la fin de l'avant dernier tour est le théâtre de l'attaque décisive. Rejoint dans le faux plat descendant, j'aborde à bloc la montée suivante (33s@533W) et me fais doubler un peu avant le replat. Le découragement me fait cesser de pédaler quelques secondes au lieu d'essayer de m'accrocher dans la 2ème partie de la montée. Je repars avec 2 autres coureurs mais lors de la dernière montée, je fais à nouveau l'erreur de mener dans la côte et me fais dépasser de façon imparable. 5ème. Il reste encore beaucoup à apprendre :-)

lundi, avril 20, 2009

3ème course de la saison

Comme le photographe dont la quasi totalité des clichés seraient perdus au cours d'une journée, la frustration remplit celui qui analyse ses courses à la lecture des courbes de puissances lorsque le compteur n'a pas enregistré en totalité...

Sans cette aide, difficile de se remémorer précisément les différentes phases de cette épreuve en circuit (FSGT 1,2,3). Une cinquantaine de coureurs au départ et déjà il faut se frayer un passage rapidement vers la tête. Le rythme est très élevé mais n'est pas impossible à suivre. L'allure a même temps tendance à baisser peu à peu et au 5ème tour, j'aborde le raidillon (~200m) en tête et pousse un peu plus fort sur les jambes que le tour précédent. Mais, et cela se confirmera tout au long de la course, à chaque fois que je fournis un effort, il me faut un tour pour récupérer. J'essaie d'appliquer néanmoins ce que j'ai appris du week end précédent: lors d'une attaque d'un adversaire, attendre que 1 ou 2 coureurs bondissent pour accélérer à son tour. Placer au mieux ses attaques, par exemple lors d'un ralentissement en profitant de l'élan, ce que je fais en milieu de course. La dernière fut produite à 5 tours de la fin: depuis le début je passe le raidillon, assis sur la selle, en vélocité. Essayant pour une fois de passer en force, j'essaie de tout donner dans la 2ème moitié, la plus pentue. Parmi les bribes enregistrées du relevé de puissance, un pic de 21s@704W se détache à cet instant. Des cris derrière moi révèlent qu'une cassure se produit peut être derrière. Deux coureurs (qui finiront sur le podium) me relaient et proposent de rouler à 3. Mais quelques secondes plus tard, nous sommes rejoints par ce qui reste du peloton, environ une dizaine d'unités. Le moral en prend un coup. Comparativement, l'an passé, la montée se passait en moyenne à 500-550W et 2 accélérations à 600W avaient suffit pour s'extraire du peloton... Que faut t'il faire de plus désormais? Et lors de la montée suivante, je suis dans les dernières positions et laisser filer dans le plat qui suit. Plus que dans les jambes, c'est surtout dans la tête que cela vient de lâcher. 12ème à l'arrivée et contrairement à la semaine passée, c'est une impression de découragement qui prédomine.

lundi, avril 13, 2009

2ème course de la saison

Béotien que je suis sur ce type d'épreuve (courses en circuit), découvert l'an dernier seulement, nombre de subtilités m'échappent encore. Par exemple sur les répartitions des coureurs sur chaque course en fonction de leur catégorie et de leur fédération. Ainsi à mon arrivée sur place, on m'inscrit sur la course des catégories 1, celle des catégories 2, elle, étant déjà partie depuis une heure.... Le circuit est aussi simple qu'un quasi-rectangle bornant des parcelles de champ, il est balayé par le vent, ce qui nous évite l'averse possible annoncée.
Début rapide, comme il sied à ce type de course, avec attaques et contre attaques qui fusent... A l'échauffement, outre le virage piegeux sur la droite en bas d'une descente (point D) avec ce qu'il faut de poussière en son milieu pour me faire croire tout l'après midi, qu'il est possible de finir assez facilement dans le champ (de pommes de terre?), j'ai reperé que la seule montée (faux plat montant serait un terme plus approprié, situé après E) un peu plus longue est bordée d'un talus contre lequel j'espère me serrer à chaque tour et vaguement m'abriter du vent venant de 3/4 face. A un moment (au 4ème tour d'après le graphique de puissance, avec un sprint à 900 watts quelques secondes), je suis à deux doigts de perdre le contact avec les meilleurs, un relais un peu trop long quelques secondes avant, le virage piège bouclé en 8ème position, un peu trop lentement par rapport à mon prédécesseur, 5 mètres alors de vent à combler, qui se creuse un peu plus chaque seconde. Heureusement, lors de ce type de course, il y'a des moments de fortes allures suivies de temps de repos, où il est possible de revenir si l'on a insisté un peu sans trop se mettre dans le rouge. Je rejoins la tête après un demi-tour. Le cardio fréquencemètre ne marche pas en ce moment, mais il a du culminer à certaines hauteurs.... Une échappée de 4 coureurs part, en milieu de course, leur accélération étant si forte qu'aucune volonté de suivre ne me traverse l'esprit. Nous ne sommes que 3 à relayer alors, un coureur protégeant son leader devant. Mais devant un adversaire cède et nous le récupérons. L'avantage numérique joue désormais en notre faveur et au bout de plusieurs tours la jonction est faite. Encore de nouvelles attaques, mais cette fois ci je suis assez bien placé et/ou moins surpris pour suivre et/ou boucher les trous. Dans les derniers tours, j'essaie d'appuyer très fort sur les pédales sur plusieurs faux plat montant, afin d'empêcher toute nouvelle attaque. Ma stratégie n'est pas encore très claire, nous ne sommes plus que 5, et même si à 2 tours de la fin, j'ai creusé un écart de quelques mètres lors de la montée, il semble difficile de se détacher tout seul. J'effectue la dernière boucle devant, suivi par 4 coureurs, plus forts que moi. A 200 mètres de la ligne, le sprint se lance et je franchis la ligne 5ème.

Après course, les chiffres sont éloquents sur l'intensité mise dans cette course: 313W comme puissance normalisée sur 1 heure (IF=1.02). En théorie, la puissance normalisée sur une heure est l'un des 7 moyens d'évaluer sa puissance FTP. Mon capteur de puissance était bien calibré, mais dans la semaine un test sur 20 minutes m'a donné une FTP de 307W. Je préfère rester sur cette dernière valeur pour le moment. La puissance normalisée sur la durée de l'épreuve fut de 302W pour 1h52mn. A ce sujet, il est bon de rappeler ici un autre travers de l'entrainement par la puissance, signalé par Joe Friel. Il ne s'agit pas en course de produire sa meilleure puissance (moyenne ou normalisée) afin de montrer à son éventuel entraineur que l'on a fait le maximum. Il s'agit juste de réaliser la vitesse moyenne la plus élevée et si possible plus élevée que celle de ses adversaires... Ceci dit, Il est vrai que ma façon de courir va souvent plus dans le premier sens que dans le deuxième et ce par un manque d'expérience tactique. Il faut que j'apprenne à me réfréner même si le fait de courir devant, j'en suis persuadé, permet de mieux gérer mon potentiel, en ne subissant pas les cassures et autres accélérations lors des sorties de virages (dans lesquels je passe encore quelques kilomètres/heure moins vite que les autres), mais également en restant sous pression en permanence, concentré sur l'effort. Peu m'importe si cela ne paie pas, c'est même plus gratifiant de penser que l'on pèse ainsi, même partiellement, sur la course. Des progrès sont également à faire sur la capacité d'accélération, mes adversaires semblant particulièrement explosifs lors de leurs démarrages. En conclusion, je me suis bien amusé lors de cette journée et c'est difficile de trouver le sommeil le soir, allongé, les yeux au plafond, à refaire dans sa tête la course encore et encore...

dimanche, avril 05, 2009

1ère course de la saison

Les jours précédents

Deux exercices de Thibault sur home trainer, jeudi et vendredi, et une séance réduite samedi contenant quelques accélérations courtes mais appuyées dont une pendant 30 secondes à 735W (+19W). Un peu inquiet par ces 3 séances en 3 jours juste avant une course, je suis rassuré par l'étude du PMC qui m'indique un TSB de -1 pour dimanche. Les jambes feront un peu mal mais à priori, selon le modèle, il n'y a pas de fatigue excessive accumulée.

Dimanche
Échauffement rapide et intense, terminé par un sprint et placement sur la ligne de départ. Les premières minutes de course ne sont qu'un tourbillon de virages, d'accélérations, freinages. Il me semble doubler par la gauche nombre de coureurs, mais dans chaque ligne droite, je vois la tête du peloton grossir et grossir comme si par quelque sortilège, certains passaient au dessus de moi... Dans ce maelstrom, il m'est impossible d'indentifier en y repensant la première montée de 3 kilomètres. Avalée. En revanche, le peloton se délite dans la 2ème montée, où les premières cassures se créent. Je suis encore loin des tous premiers et j'attrape la fin des 80 premiers avant la descente. Dans la 3ème montée, je suis surpris de trouver l'allure lente au pied. J'interpelle les coureurs devant moi pour forcer le passage et je reviens dans les 20-30 premiers en profitant des virages pour doubler par l'extérieur. Au sommet, on aperçoit les premières escarmouches avec des filets de coureurs cherchant à s'extraire de la glue du peloton de tête. Mauvaise idée alors, je me laisse glisser en fin de peloton juste avant la descente, où dans un virage, il me semble que mon pneu avant se dégonfle, le temps de vérifier et de me rassurer, j'ai pris une centaine de mètres de retard sur le peloton de tête. Bien que parvenant à revenir, je ne m'imagine pas alors que pédaler si fort en descente peut faire aussi mal aux jambes. La 4ème difficulté survient plus loin, précédé d'un pont qui finit encore plus d'étirer la grosse cinquantaine (ou centaine) d'unités que nous sommes et où je me présente bon dernier. De toutes façons les jambes font encore mal de l'effort précédant et c'est inutile d'espérer rattraper les dizaines de mètres de retard pris par ma seule faute. Le peloton se scinde alors en plusieurs groupes qui partiront chacun à leur allure vers l'arrivée, sans se revoir et après avoir enjambé les trois dernières difficultés. La moyenne de mon groupe (le 3ème) est élevée (~36km/h) sur ce profil assez peu exigeant. Je sors à 4 kilomètres de la ligne mais suis repris au bout de quelques minutes. 49ème/630. Que retenir? Rouler devant. Rouler devant. Rouler devant. Rouler...

dimanche, septembre 28, 2008

9ème course de la saison

L'an passé, cette épreuve avait peut être été pour moi une révélation. Ou du moins un aperçu de ce qu'une course peut procurer comme sentiments forts lorsque le relief n'impose pas une sélection implacable et définitive lors des premiers kilomètres. Quelque chose que la langue anglaise formulerait de façon concise par "Cycling is fun, but racing is exciting".

Devant toujours
Dès la première montée, effectuée prestissimo par le peloton (3mn40@386W), un ralentissement se produit à quelques hectomètres du sommet et sur la lancée j'en profite pour passer devant et boucler la descente sur un revêtement parfait. En bas, dès que l'allure ralentit, je m'efforce régulièrement de repasser devant, moins pour relancer l'allure que pour pouvoir entamer chaque bosse idéalement placé et ainsi amortir les accélérations. Cette stratégie, en avant garde, sans se préoccuper de ce qui se passe derrière soi, vire à la caricature quand la course fait demi tour suite à une erreur d'aiguillage. Je suis alors quelques mètres devant tout le monde, et me retrouve en une fraction de seconde derrière le 1er groupe, lui même étant derrière le 2ème groupe qui a pris la bonne route! Mais l'allure semble encore modérée et les montées suivantes ne décantent pas encore la situation (puissance normalisée 1ère heure: 293W). Tout le monde semble attendre, mais le temps passe (lors de la 2ème heure, la puissance normalisée s'établit à 262W) et les quelques coureurs qui se dégagent du peloton, sortent plus ou moins au train et sont souvent repris un peu plus loin. La première vraie accélération a lieu dans la remontée qui suit le col de Parménie. Mais les pentes modérées qui suivent prédisposent encore à temporiser.

Tournant de la course
C'est un peu avant le sommet suivant que la sélection intervient. L'inconvénient de rouler dans les toutes premières positions est que lorsque l'attaque part de derrière à un moment inattendu, on perd très vite du temps, d'autant plus si la différence de vitesse avec l'attaquant est grande. Néanmoins, j'arrive à accrocher un groupe de sept unités qui se forme dans les faux plats et la descente qui suivent. 3 coureurs sont alors échappés devant nous. Dans la longue partie du plat qui ramène vers l'arrivée, je n'ai pas le courage de relayer et crains de payer ma stratégie du début, les jambes commençant à tirer. Toutefois, ce groupe est constitué de grands gabarits et sachant que la fin du parcours est plus pentue, je pense alors que la tendance peut s'inverser en s'écomonisant enfin un peu.

Cela se confirme dans les deux dernières montées où à chaque fois, je peux accélérer vers la fin et reprendre des coureurs. Si pédaler en force (65-75tr/mn) est le moyen le plus efficace de produire de la puissance sur des grimpées chronométrées (dont la durée est inférieure à 1h), les dernières sorties de 4h-5h en montagne m'ont rappelé que lorsque les jambes sont fatiguées et font mal, en fin de parcours, il est quand même possible de soutenir des intensités très intéressantes (~90% FTP) lors des ultimes pentes en usant de vélocité à 80-90 tr/mn. A condition bien sûr d'avoir encore de l'énergie et donc de s'être correctement alimenté. Je franchis la ligne 5ème sur une soixantaine mais classé 4ème au temps. Les mystères du chronométrage.

Incidents
A nouveau de la réussite ce dimanche avec par deux fois, la chaine qui tombe des plateaux, une fois à droite du grand, l'autre fois à gauche du petit. Peut être une conséquence d'un réglage encore imparfait du dérailleur suite au remontage des plateaux ovales Q-Rings, il y'a deux semaines. Calmement, en manœuvrant le dérailleur, j'ai le temps de remettre les maillons sur les dents mais à chaque fois cela se produit dans les premières positions et donc quelques secondes de répit pour ne pas me faire distancer par le groupe. L'autre incident, moins classique celui ci, et plus amusant, est à nouveau venu de mon porte bidon arrière. Le bidon s'est glissé entre les anneaux de ce dernier et frotte tellement sur le pneu que cela provoque l'usure du plastique et une fuite du liquide! Un coureur me fait heureusement remarquer le problème, car à vrai dire je n'avais rien senti jusque là...

Conditions
Les conditions étaient idéales pour moi avec une température variant entre 10 et 20°C. Mon corps a alors son meilleur rendement et les crampes, qui pourraient se produire sur ce type de parcours, ne surviennent pour moi qu'à des températures plus élevées (15-25°C). La consommation fut de deux bidons de 0.9 litres contenant 140g de glucose et 4 barres, soit un total de (2*140+4*20)=360g/5h~70g/h, c'est à dire la limite supérieure recommandée, j'ai d'ailleurs eu quelques douleurs gastriques.

Conclusion
Les chiffres 2007 et 2008 sont étonnement proches sur des parcours pourtant différents. J'ai pu noter cette année, malgré tout, des allures un peu moins soutenues lors des phases les plus critiques de la course. Allure moins élevée ou meilleure gestion de l'alimentation, toujours est il que j'ai pu éviter cette année la défaillance de fin de course et améliorer ainsi mon classement. Voir également les récits d'Obelix, Seb et Fil.