Blog de LEO2T [IrAsia - Aix Marseille Université]
lundi 2 mars 2015
Leo2t passe sur hypotheses
dimanche 5 janvier 2014
Impressions d'Extrême-Orient 3, en ligne
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| IDEO 3 > http://ideo.revues.org/237 |
jeudi 4 avril 2013
Séminaire Leo2t - printemps 2013
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| Source Christie's |
« Littérature d’Extrême-Orient, textes et traduction » de l’IrAsia
est heureux de vous convier à son séminaire annuel,
le vendredi 12 avril 2013
de 14 h. à 17 h.
Au programme :
Noël Dutrait, « Critique du pouvoir et pouvoir de la fiction chez Gao Xingjian et Mo Yan, prix Nobel de littérature 2000/2012 »
François Dubois, « Les différentes fonctions des procédés métanarratifs dans la littérature chinoise contemporaine »
Guo Yingzhou, « Intertextualité dans l'oeuvre de Dai Sijie »
Li Shiwei, « Les traductions de Jin Ping Mei : un aperçu historique illustré de trois exemples »
Philippe Che, « Des traductions françaises du Dao de jing et du Yijing »
Pierre Kaser, « Bilan du travail sur ITLEO »
lundi 23 avril 2012
Message du blogmaster
En effet, le blogmaster se trouve pris entre plusieurs feux nourris :
- l’un provient d'un flot de copies mais aussi des étudiants qui ont eu la témérité de le prendre pour directeur et qui attendent patiemment qu’il leur accorde un peu d’attention, pour lire et corriger leurs travaux (traductions, mémoires, bouts de thèses, etc.). Qu’ils se rassurent, leur attente sera de courte durée — ce sont eux qui viennent en premier dans ses préoccupations, et se placent en tête de liste à l’heure de faire une planning serré ;
- un autre feu, bien plus intense et dévastateur, vient de l’implication du même dans les multiples activités de l’axe [ou programme] de recherche auquel il contribue : il n’a pas oublié que la publication avant la fin de l’année 2012 d’un troisième numéro de la revue Impressions d’Extrême-Orient repose lourdement sur ses épaules : les textes de ce volume qui apportera son point d’orgue à une étape des activités de feue la JE (« jeune équipe ») Leo2t, par la diffusion des communications données lors d’anciens colloques, sont déjà réunis ; il ne reste plus qu’à faire passer la vingtaine de contributions savantes au moule de Lodel, comprendre les préparer et les installer dans le format de Revues.org — ce qui n’est pas toujours (pour ne pas dire jamais), source de plaisir. Il sait aussi que le numéro suivant de la revue en ligne lui demandera pas mon d'énergie : ce volume d’hommage à Jacques Dars, il y tient et se réjouit qu’il commence à prendre forme, grâce à l’aide de ceux qui, ici et là, nourrissent, comme lui, une admiration sans borne pour l’inspirateur de ce mélange dont la deadline est repoussée au 30 juin ;
- il espère aussi avoir, et le temps, et l’énergie, d’alimenter un nouveau espace virtuel né en grand secret : un nouveau blog, ou plutôt un « carnet de recherches » qui, sur la prestigieuse plateforme hypothèses.org, devrait remplacer, avantageusement, ses fenêtres personnelles sur le web : et là, il y a urgence — l’hébergeur d’un site encore en travaux va fermer boutique dans quelques semaines.
- une traduction à achever et à présenter. C’est celle du Yangzhou shiriji 揚州十日記, « Les Dix jours de Yangzhou ». Certes le texte ne présente pas de difficultés majeures et est plutôt bref, mais ce récit par un de ses survivants du massacre de la population de Yangzhou à la fin des Ming, du 20 au 29 mai 1645, mérite la même attention que n’importe quelle œuvre majeure — sa langue frustre et son récit parfois décousu touchent plus que bien des œuvres plus élégantes à la langue fleurie et bourrée d’allusion des lettrés d’antan. La publication de ce récit à la première personne du milieu du XVIIe s. devrait voir le jour à l’automne, ou peu après ; peu importe la date puisque une traduction française datant de 1905 en est facilement accessible en ligne ici grâce à l'infatigable, et toujours bien inspiré, Pierre Palpant.
- Quand ce premier ensemble sera bouclé — en juin — , c’est une vingtaine de poèmes de Li Yu 李漁 (1611-1680), joliment illustrés par deux peintres japonais fameux — Yosa Buson 与謝 蕪村 (1716-1783) et Ike no Taiga 池大雅 (1723-1776) — qui devrait apporter un peu de fraîcheur au traducteur après les horreurs du massacre.
- Ceci fait, je pourrai, enfin !, revenir à ce qui m’a, depuis quelques semaines, détourné de tout, hormis la poursuite de notre projet d’inventaire [ITLEO] dont c'est une excroissance : il s’agit d’une anthologie sur trois siècles de textes critiques — introductions, préfaces, etc. —, qui accompagnent les traductions françaises de romans et de pièces de théâtre chinois d'avant 1911. Le travail a avancé plus vite qu’escompté, et ce sont déjà 60 textes écrits entre 1715 et 1912 qui sont quasiment saisis et prêts à être analysés : leur lecture offre déjà d’intéressantes perspectives sur les traduction réalisées aux XVIIIe et XIXe siècles d’une cinquantaine d’œuvres chinoises anciennes. La poursuite de la collecte avec une traversée du XXe s. siècle et le début du nôtre devrait apporter de nouveaux éléments de réflexion. Evidemment, cela sent clairement la HDR qu’il faudra bien inscrire dans ce catalogue d’épreuves à surmonter dans un proche avenir.
- Mais, j’allai oublier que je devais aussi préparer pour le 1er septembre (!) mon intervention à l’« International Conference on Chinese Classics in Global Context » [中國古代文化經典在海外的傳播及影響研究 — 以二十世紀為中心] organisé par le National Research Centre of Overseas Sinology [Beijing Foreign Studies University [北京外國語大學中國海外漢學研究中心]) qui se tiendra à Beijing, les 7, 8 et 9 décembre prochains. J’y présenterai notre projet ITLEO et ce qu’il peut apporter à la connaissance de la diffusion des œuvres classiques chinoises dans notre pays.
jeudi 23 février 2012
Les études sur Gao Xingjian à Aix - Séminaire Leo2t 2012 (2/2)
- Guo Yingzhou (doctorante) : « Etat des lieux des études sur Gao Xingjian et son œuvre »
- Noël Dutrait : « Gao Xingjian, un penseur libre »
samedi 4 février 2012
Séminaire Leo2t 2012 (1/2)
d'Inventaire des Traductions françaises des Littératures d'Extrême-Orient (ITLEO)
« Les échanges littéraires entre la Chine et la France : une brève histoire des traductions françaises du roman chinois ancien et de leur réception »
• 15h30-16h00 : Mlle HUANG Chunli (doctorante),
« Du Zhuangzi à La matrône chinoise de Lemonnier : influences d’un conte du Jingu qiguan 今古奇观 (Spectacles curieux d’aujourd’hui et d’autrefois) »
lundi 23 janvier 2012
Entre lapin et serpent
vendredi 18 novembre 2011
Anniversaire
Cette année a été, et de loin, moins généreuse que les précédentes, faisant tomber la moyenne annuelle de publication à moins de 100 billets. C’est que 2011 est pour notre équipe une année de transition au terme de laquelle « Littérature d’Extrême-Orient, textes et traduction » deviendra un axe de recherche de l’Institut de Recherche sur l’Asie, - baptisé IrAsia -- la fusion de Leo2t et de l’IRSEA, va naître le 1 janvier 2012.
Les projets anciens et en cours seront naturellement poursuivis. En plus des Etudes Gao Xingjian et de l’élaboration d’un Inventaire des traductions françaises des littératures d’Extrême-Orient (ITLEO), nous nous attacherons à faire vivre notre revue en ligne Impressions d’Extrême-Orient dont le deuxième numéro est en cours de publication sur le portail d’édition Revues.org. Voici un avant-goût de son contenu qui proposera 13 des 19 communications données lors du Colloque « Littératures d’Asie : traduction et réception » que nous avions tenu à Aix-en-Provence, les 13 et 14 mars 2009 :
Solange Cruveillé, « La traduction et les études sur le Taiping guangji (Vaste recueil de l'ère de la Grande Paix, Xe siècle) en Occident ».
Philippe Postel, « A propos des traductions de Haoqiu zhuan »
Chou Tan-Ying, « L'éventail aux fleurs de pêcher comme métaphore de la vie : réflexions sur la traduction des références intertextuelles dans Rose rouge et rose blanche d'Eileen Chang ».
Paolo Magagnin, « La traduction et la lettre, ou le ryokan du lointain : vers une pratique de la différence dans la traduction des langues orientales ? »
Nicoletta Pesaro, « Feishiyi de ci 非诗意的词, la parole « peu poétique » : réflexions sur la traduction de Mu Dan, 1918-1977 »
Noël Dutrait, « Les traductions du théâtre de Gao Xingjian par lui-même »
Patrick Doan, « Les difficultés de la traduction des séries télévisées chinoises »
Elizabeth Naudou, « Traduire la poésie sanskrite : le cas de la Bhagavad-gītā »
Françoise Robin, « Ceci n'est pas un paquebot. Interprétations et lectures du poème de Jangbu, Ce paquebot peut-il nous mener sur l'autre rive ? »
Julie Kim-de Crescenzo, « Traduire la nuance dans le texte littéraire coréen ».
Le Min Sook, « La traduction des titres de romans coréens : le cas de Kim Dong-ri (1913-1995) ».
Han Yumi, Hervé Péjaudier, « L’ « autre » texte : ni tout à fait le même, ni tout à fait un autre »
Nguyễn Phương Ngọc, « Dragons et phénix, ou comment traduire les expressions exotiques du vietnamien »
jeudi 29 septembre 2011
Bug automnal

Si vous visitez notre blog avec Internet Explorer, vous devez rencontrer des difficultés pour visionner l’ensemble des rubriques de cette page. La cause de ce désagrément (que je souhaite momentané) m’est inconnue. Pour y remédier, je vous invite à utiliser un autre navigateur avec lequel vous pourrez profiter à plein des informations, liens et billets que nous avons réunis pour vous : Firefox, Safari, Chrome ...
Vous pouvez également découvrir notre compte Twitter qui s’attache à répercuter aussi rapidement que fidèlement les informations sur les sujets de prédilection de notre équipe de recherche : http://twitter.com/#!/JELEO2T. Pour en profiter à plein, je vous invite à créer votre propre compte et à vous abonner au nôtre ; vous êtes 57 à l’avoir déjà fait.
N’oubliez pas non plus notre univers Netvibes - http://www.netvibes.com/leo2t - qui est une plateforme en perpétuelle évolution et qui vous conduira vers des sites en rapport avec les littératures d’Extrême-Orient. Son premier onglet [LEO2T] offre un accès direct à toutes nos fenêtres sur l’internet, notamment celle de notre revue en ligne - Impressions d’Extrême-Orient - dont le numéro 2 est dans les tuyaux ; il proposera 12 des communications données lors de notre colloque des 13 et 14 mars 2009, « Littératures d’Asie : traduction et réception ». Vous serez les premiers avertis de sa publication en ligne sur la plateforme Revues.org.
Bonne navigation à tous et méfiez-vous des petits chong 蟲 automnaux.
samedi 9 avril 2011
10 fois 10 000
100 000, c’est le nombre de visites reçues par ce blog depuis sa création le 18 novembre 2006 à 2 h. 18.samedi 1 janvier 2011
Bonne année 2011
Au nom de l'équipe Leo2t, je vous souhaite une année 2011 finement brodée et aussi radieuse que possible.« bonjour,
c'est avec stupeur que je découvre votre blog.
le terme "extrême orient" est très connoté, et je m'étonne qu'il soit encore utilisé malgré sa dimension ethnocentriste.
Il a été remplacé par "asie orientale". Alors pourquoi ce choix ?
Merci de m'éclairer
cordialement
T.D. »
samedi 20 novembre 2010
Traduire lʼhumour des langues et des littératures asiatiques
29, avenue Robert Schuman, 13621 Aix-en-Provence - Salle des Professeurs
les 26 et 27 novembre 2010,
à partir de 9 h, pour son colloque
des langues et des littératures asiatiques
- 9:30 - Stéphane FEUILLAS (Université Paris-Diderot, Paris 7), « Usages, perception et traduction de lʼhumour de SU Dongpo, l'humour dans un usage particulier : la culture de soi »
- 10:00 - HUANG Chunli (Doctorante, Université de Provence, LEO2T), « L’humour lettré : traduire les jeux de caractères de Ji Yun (1724-1805) »
- 10:30 - Solange CRUVEILLE (Université Paul-Valéry, Montpellier, LEO2T), « Traits d'humour et jeux de graphie dans la Chine ancienne »
- 11:00 - Patrick DOAN (Université Paul-Valéry, Montpellier, LEO2T), « Traduire lʼhumour chinois : lʼart typiquement chinois du xiangsheng peut-il faire rire un Occidental ? »
- 11:30 - Marie LAUREILLARD (Université Lumière - Lyon 2, IETT), « De Lao She à Wang Zhenhe »
- 12:00 - Muriel FINETIN (Doctorante, Université de Provence, LEO2T), « Des évocations singulières dans les essais de Shu Hanbing (1972- ) »
- 14:00 - Nicoletta PESARO (Université Ca’Foscari de Venise), « Humour amer : quelques exemples dʼironie tragique dans des romans du XXe siècle »
- 14:30 - Paolo MAGAGNIN (Université Ca' Foscari de Venise / Alma Mater, Université de Bologne), « Stratégies de lʼhumour et stratégies de traduction dans Shenme shi laji, shenme shi ai de Zhu Wen »
- 15:00 - Caterina MAZZA (Université Caʼ Foscari, Venise - INALCO, Paris), « A Paradise Lost in Translation? Traduction de la parodie et traduction parodique dans la littérature japonaise contemporaine »
- 15:30 - Renée GARDE, « Ambiguïté sexuelle et ambiguïté textuelle dans le Torikaebaya monogatari »
- 16:00 - MURAISHI Asako (Centre de ressources de langues de SPIRAL, Université de Strasbourg), « Yasutaka Tsutsui, le meilleur traducteur de lʼhumour japonais »
- 16:30 - Jean-Jacques TSCHUDIN (Université Paris-Diderot), « L'humour dans la littérature japonaise - sa place et les problèmes de traduction qu'il pose »
- 17:00 - Louise PICHARD-BERTAUX (IRSEA/LEO2T Université de Provence/ CNRS), « Le bachibouzouk siamois : petite balade avec Tintin en Thaïlande »
Session « Littérature coréenne »
- 9:00 - JEONG Eun-Jin (INALCO, Paris), « Lʼhumour est-il présent dans la littérature coréenne ? Le retour de la satire sociale à travers l'exemple de Pak Min'gyu »
- 9:30 - Jean-Claude DE CRESCENZO et KIM-DE CRESCENZO Hye-Gyeong (LEO2T, Université de Provence), « La dérision dans la jeune littérature coréenne »
- 10:00 - BUI Thi Thu Thuy (Doctorante, Université Lumière, Lyon 2), « Lʼhumour au dépens des devins dans le ca dao vietnamien »
- 10:30 - AUBERT- NGUYEN Hoai Huong (CHCSC, Université de Versailles), « Traduire l'humour dans les contes, comptines et berceuses vietnamiens »
- 11:00 - NGUYEN P. Ngoc (Université de Provence, LEO2T), « Quelques pièces de théâtre humoristiques chez le romancier Khai Hung dans les années 1930 »
- 11:30 - Anny LAZARUS (Doctorante, Université de Provence, LEO2T), « Les artistes chinois ont de plus en plus d'humour »
samedi 6 novembre 2010
Traduire l’humour des langues et des littératures asiatiques
La jeune équipe « Littératures d’Extrême-Orient, textes et traduction » tiendra à l’Université de Provence, les 26 et 27 novembre 2010, son colloqueTraduire l’humour
des langues et des littératures asiatiques
Voici en avant première, et ceci peu avant la divulgation du programme définitif, ici-même et sur l’espace Netvibes consacré aux colloques, la liste des participants :
Voir Anny Lazarus et Laurent Septier, Art contemporain Pékin en 11 parcours. Marseille : Images en manœuvres éditions, 2010, pp. 54-55.
jeudi 11 mars 2010
Les rendez-vous de Leo2t en 2010
Notre grand rendez-vous de l’année sera un colloque international, qui se tiendra à la fin du mois de novembre ; il sera préparé par une rencontre au mois d’avril ; à l’issue de ces deux moments forts, un choix de contributions sera présenté en complément d’un ensemble de traductions inédites dans la quatrième livraison de notre revue en ligne Impressions d’Extrême-Orient. Le thème commun à ces activités est la traduction de l’humour.

Appel à communication pour le
Colloque international « Traduire l’humour des langues et littératures asiatiques »
Université de Provence, 26-27 novembre 2010
Depuis plus de six ans, l’équipe LEO2T a organisé plusieurs rencontres, journées d’études et colloques au sujet des littératures d’Asie, leur réception et leur traduction. Après avoir étudié la manière de traduire les onomatopées des langues asiatiques, l’expression de la passion, de l’amour et du sexe ainsi que les questions de réception des œuvres romanesques de l’Extrême-Orient, elle organise deux jours de colloque sur le thème « Traduire l'humour » » qui permettront de définir des stratégies de traduction en abordant tous les problèmes qui peuvent surgir dès lors que l'on tente de faire passer d'une des langues de notre zone géographique de prédilection (le hindi, le chinois, le thaï, le coréen, le vietnamien et le japonais), dans une autre (et particulièrement la nôtre), des traits d'humour d'une autre culture. Les propositions d’intervention sur une langue asiatique différente de celles citées plus haut sont aussi les bienvenues. Nous ne mettons aucune limite ni restriction aux angles d'approche qui pourraient être retenus, ni même à la nature des textes soumis à examen. Néanmoins, nos expériences récentes nous invitent à demander aux intervenants d’envisager une intervention la plus brève possible (20 minutes) afin de laisser le plus de place à la discussion et aux échanges avec le public et les autres intervenants. Les interventions retenues pourront être publiées dans la revue en ligne de l’équipe IDEO.
Après-midi de préparation au colloque « Traduire l’humour des langues et littératures asiatiques »
Le rendez-vous du 23 avril 2010 - date initialement retenue pour une journée d’étude -, est conservé pour l’organisation d’une manifestation studieuse et festive qui se déroulera ainsi :
• de 14 h à 17 h : préparation du colloque « Traduire l’humour » du mois de novembre. Chaque membre de l’équipe préparera une courte contribution sur la thématique de l’humour, avec, par exemple, une réflexion sur le terme « humour » dans sa langue de prédilection.
• 17 h : présentation de la revue Impressions d’Extrême-Orient à la presse et aux collègues de l’université, suivie d’un pôt.
Appel à contribution pour le numéro 4 d’Impressions d’Extrême-Orient.
Le premier numéro de notre revue en ligne avait pour fil directeur, le voyage. Le quatrième volume que nous souhaitons pouvoir mettre en ligne au tout début de l’année 2011 sera, quant à lui, organisé autour du thème de l’humour. Il proposera outre un choix de communications données pendant le colloque « Traduire l’humour des langues et littératures asiatiques » des 26 et 27 novembre 2010, des traductions inédites de textes en rapport avec ce thème.
Cet appel est ouvert aux participants au colloque, mais il ne leur est pas réservé. Nous accueillons donc toutes les propositions de traductions de textes humoristiques, ou jugés comme tel par ceux qui les proposent, inédits dans notre langue, libres de droits ou bien bénéficiant d'un accord de publication clairement établi par son auteur. Tout traducteur d’une langue d’Extrême-Orient couvert par notre équipe ayant le désir de collaborer peut donc nous faire parvenir d’ici le 15 septembre une traduction accompagnée d’une courte présentation de l’œuvre en question et de son auteur. Afin de faciliter son examen, puis s’il est retenu, le traitement de son travail, nous invitons les traducteurs à consulter les recommandations aux auteurs sur le site de la revue : http://ideo.revues.org/203
Contact colloque : Noël Dutrait, noel.dutrait@univ-provence.fr
Contact revue : Pierre Kaser, pierre.kaser@univ-provence.fr
mercredi 25 novembre 2009
Studieux début de semaine
Le début de la semaine qui commence le lundi 30 novembre va être riche en événements savants de haute qualité grâce à deux membres associés de notre équipe de recherche (LEO2T), puisque lundi, justement, va se dérouler à partir de 14 h salle des Professeurs (Université de Provence, Centre des lettres, Aix-en-Provence), la soutenance de thèse pour l'obtention du grade de docteur dans la formation doctorale Langues, Lettres et Arts, discipline Langue et littérature chinoises de Solange Cruveillé. Le titre de ce travail d’un demi-millier de pages denses et érudites estRésumé : La charge symbolique et culturelle du renard dans la langue et la littérature chinoises est si forte que les chercheurs chinois parlent désormais de véritable « Culture vulpine ». Si quelques travaux ont été récemment réalisés sur ce thème en Occident, ils se sont jusqu'alors limités aussi bien chronologiquement que thématiquement, n'offrant pas la possibilité d'apprécier avec justesse et impartialité l'importance du sujet. La présente thèse se propose de remonter aux origines des croyances sur le renard en Chine et d'analyser leur évolution au fil des siècles, à travers des textes produits entre l'époque pré-impériale et la fin de la dynastie des Qing. Ce long travail d'exégèse a permis de dégager les principales caractéristiques de l'animal renard mises en avant dans les œuvres anciennes, mais aussi les différentes facettes du renard dans les contes surnaturels du premier millénaire de notre ère puis dans les fictions vernaculaires des dernières dynasties impériales. À travers l'étude, la traduction, l'interprétation et la critique de récits anciens et classiques attenant à des genres aussi divers que la divination, la philosophie, l'Histoire ou l'érotisme, deux constatations majeures ont pu être faites : l'animal est passé du domaine de la légende à celui de la fiction, mais surtout il a été démonisé avant d'être humanisé. Tout l'enjeu de cette étude est de comprendre comment ces évolutions se sont opérées, de déterminer qui véhicule les principales croyances à l'égard du renard mais aussi de voir quelles sont les significations revêtues par les récits vulpins de forme classique. Les réponses à ces questions et à bien d'autres constituent la matière principale de cette monographie du renard dans la culture chinoise.Le jury sera composé du directeur de thèse, Noël Dutrait et de Patrick Doan, Zhang Yinde, Nicolas Zufferey et Pierre Kaser.
Résine époxy, 195 x 217 x 160 cm, 2007. Courtesy galerie Urs Meile, Lucerne- Pékin.
Résumé : L'état des lieux de la situation des critiques d'art en Chine continentale depuis 1979 révèle que ceux-ci présentent la critique d'art comme une nouvelle discipline qui s'est construite à partir des traductions d'ouvrages occidentaux publiés au milieu des années 1980, négligeant le riche héritage des traités picturaux classiques. De plus, pendant plus d'un siècle et demi, chez les intellectuels progressistes, modernité a résonné avec le savoir occidental. La culture classique, en particulier la langue et l'écriture, était considérée comme un fardeau féodal. Sous le régime maoïste, les intellectuels ont été les cibles d'une campagne visant à réduire à néant toute forme de pensée, avec comme point culminant la Révolution culturelle. La mission assignée à l'art était alors de servir la révolution. En 1979, le parti adopte une nouvelle politique accompagnée de la "libération de la pensée" et les critiques d'art se sont de suite engagés auprès des artistes non officiels en luttant contre la censure. Ma thèse cherchera à éclaircir comment ces intellectuels ont forgé leurs outils conceptuels pour aborder des œuvres novatrices, comment fonctionne aujourd'hui la relation très ancienne en Chine entre esthétique et politique, relation réactivée en 2003, avec la décision du Parti communiste de renforcer le nationalisme en "réhabilitant" le confucianisme. Un autre axe de ma recherche concernera certains auteurs français comme Foucault, Deleuze, Derrida ou Bourdieu, particulièrement estimés chez les jeunes artistes chinois, en tentant d'évaluer leur influence. Dans un premier temps, je travaillerai sur des textes en chinois de critiques d'art (Gao Minglu, Wang Lin, Li Xianting, Zhu Qi...). En faisant une synthèse de mes traductions je tenterai de présenter les démarches théoriques de ces auteurs et de comprendre comment ils légitiment leurs concepts en particulier vis-à-vis de l'histoire. Mon projet consiste aussi à comprendre dans la situation très particulière de la Chine à la fin du XXe siècle, l'influence des critiques dans le champ de l'art, ainsi que la fondation ou re-fondation de la discipline et son inscription dans l'enseignement supérieur en Chine après 1979.Gageons que vous serez nombreux à venir écouter l’une et l’autre. (P.K.)
jeudi 19 novembre 2009
Traduire l’humour : le colloque
Il n'en reste pas moins qu'il nous est apparu que le sujet pourrait également servir de thème pour une journée d'étude. Cette journée sur le thème « Traduire l'humour » permettra à qui le désire d'aborder tous les problèmes qui peuvent surgir dès lors que l'on tente de faire passer d'une des langues de notre zone géographique de prédilection, savoir le hindi, le chinois, le thaï, le coréen, le vietnamien et le japonais, dans une autre (et particulièrement la nôtre), des traits d'humour d'une autre culture. Nous ne mettons aucune limite et restriction aux angles d'approche qui pourraient être retenus, ni même à la nature des textes soumis à examen. Néanmoins, nos expériences récentes nous invitent à demander aux intervenants d’envisager une intervention la plus brève possible (20 minutes) afin de laisser le plus de place à la discussion et aux échanges avec le public et les autres intervenants.
mardi 13 octobre 2009
Comme si vous y étiez, ou presque
Notre colloque sur « Le roman en Asie et ses traductions » va permettre à 18 orateurs d'intervenir successivement pendant deux jours, les 15 & 16 octobre, salle des Professeurs de l'Université de Provence (Centre Schumann, 29, avenue Robert-Schuman, 13621 Aix-en-Provence cedex 1 • Téléphone : 04 42 95 30 30) --- l'entrée est naturellement libre.Vous en connaissez déjà le programme (voir ici) et avez sans aucun doute déjà pris vos dispositions pour ne rien manquer de cette manifestation qui s'inscrit, comme vous le savez, dans la Fête du livre de la Cité du Livre d'Aix-en-Provence - « L'Asie des Ecritures croisées : un vrai roman » qui se poursuivra jusqu'au 18 octobre.
Pour faire vivre l'événement à ceux qui n'auraient pas la possibilité de se déplacer ou de partager la totalité de cette rencontre entre spécialistes et amateurs des littératures d'Asie, j'ai créé un compte Twitter que vous pourrez à loisir consulter, soit directement, soit par l'entremise de la colonne de gauche de ce blog. Ce sera donc comme si vous y étiez, ou presque. (P.K.)
vendredi 2 octobre 2009
Et, pourquoi pas, la sinologie
Il a peu, mais c’était déjà trop tard pour que je m’empresse de vous en faire part, je découvrais (sur Fabula) un appel à contribution courant jusqu’au 15 septembre dernier pour le colloque international « Traits chinois, lignes francophones » qui se tiendra les 19 et 20 février 2010 à l'université Queen's de Belfast, et portera sur les artistes et écrivains francophones d'origine chinoise : « Inspiré par le travail pluridisciplinaire de Gao Xingjian, ce colloque examinera des dimensions variées de la créativité sino-française. La présence de Gao favorisera la constitution d'un pôle de contributions autour de son œuvre, mais le colloque sera ouvert à l'ensemble des Chinois qui ont choisi le monde francophone pour vivre et pour créer. Depuis les anarchistes des années 1910 qui venaient en France dans le cadre du projet "Travail Etudes", puis de l'Institut Franco-chinois de Lyon, jusqu'aux dissidents venus chercher un asile politique, et jusqu'aux jeunes créateurs d'aujourd'hui qui choisissent le français comme moyen d'expression, sur internet ou sur papier, le domaine de recherche est vaste. Certains ont connu des distinctions exceptionnelles (prix littéraires, académie des beaux-arts, académie française, succès populaires), et pourtant la recherche universitaire n'a pas encore suffisamment approfondi leurs œuvres. »Le sujet est, à défaut d’être original, intéressant et ne manquera pas de retenir l’attention d’une foule de chercheurs venant du monde entier. Mais, si je vous en parle, c’est surtout à cause de la formulation peu heureuse qui conclut la dernière phrase de l’appel à contribution. Cette phrase la voici : « Nous serions heureux d'accueillir des propositions émanant de disciplines aussi variées que les lettres, l'histoire, l'histoire des arts, la sociologie, la philosophie, et, pourquoi pas, la sinologie. »
« Et, pourquoi pas, la sinologie » ! Certes, il y a longtemps que la Chine a échappé, et c’est tant mieux, au monopole des sinologues et que, ce qui est moins bien, dans bien des domaines ceux-ci ne sont plus aussi bien accueillis que par le passé ; mais n’oublie-t-on pas un peu vite, qu’en théorie au moins - mais cela aussi est de moins en moins souvent vrai -, la traduction et la présentation dans notre langue des œuvres que produit la Chine artistique et savante nécessitent l’entremise de spécialistes de la langue et de la culture chinoises, et que, pour en rester au sujet présent, avant de choisir « le monde francophone pour vivre et pour créer », ces Chinois ont grandi, vécu, écris, peint, aimé, souffert en terre chinoise et donc en chinois ... et ne se prive pas de continuer à le faire ?

Passer ce trait d’humeur, je voudrais formuler à mon tour une interrogation : « Et pourquoi la sinologie ne redeviendrait-elle pas, touchant les affaires chinoises, une branche aussi indispensable que les autres grands champs de l’activité intellectuelle ? » Gageons que cette question et celles qui en découlent seront abordées lors des deux jours pendant lesquels se tiendront, à Paris, les prochaines Assises des études chinoises ; ce sera les 13 et 14 novembre 2009 (Université Paris Diderot, 15, rue Hélène Brion, XIIIe arr.). Souhaitons que les interventions des quelque 25 orateurs qui prendront la parole dans l’Amphithéâtre Buffon ouvrent de nouvelles perspectives à la sinologie française de ce début de siècle et tordent le coup à quelques mauvaises idées reçues. Noël Dutrait y portera notre voix dans une présentation des activités de notre équipe. Il y croisera des habitués de nos rencontres studieuses (Zhang Yinde, Philippe Postel) et bien d’autres, jeunes et moins jeunes savants réunis sous l’emblème d’une interrogation derrière laquelle transpire une sourde inquiétude : « La sinologie introuvable ? »
L’Association Française d’Etudes chinoises, organisatrice de l’événement, a déjà, j’y avais fait référence sur ce blog, diffusé l’argument de la réunion et mettra prochainement en ligne par le même canal - http://www.afec-en-ligne.org/, rubrique « Colloque 2009 » -, le détail des communications à venir et le programme de ces deux journées qui devraient faire date et pour lesquelles vous êtes prié de vous inscrire au préalable. Et pourquoi n’iriez-vous pas ? (P.K.)









