Carrollnine
Tous devrons passer la borne
Qu’au-delà serons péris
Parfois neveu d’avant oncle
De vêpre jusqu’au matin
Tant pis qu’Orlando fut brave
Karolus sur marbre grave
Épitaphe au Preux qui corne
À conjurer le Malin
Notre-Dame de Paris
Recueille onyx de son ongle
Prisme par le gemme l’angle
Darde d’éclat une grive
Ombre qu’aux vitraux pâlis
Son chant tout d’optique cerne
Du verre un pigment salin
Point longtemps l’ord ne salit
Plume de grive ni d’aigle
L’éclisse paraissait terne
Elle s’enflamme et les grime
Rosace à galbes polis
Ci l’ange mande un colis
D’Orlando l’âme en salut
Mais vivants tenons la prime
Durandal frappe tel sigle
Roncesvalles est sur terre
Idée précédemment explorée par Annie Hupé, cette quinine ne renouvelle pas exactement les mots-rimes, elle les transforme en une suite de doublets de Carroll en 5 lettres.
Touché qui
es-tu Duc ?
Roland Fol
Haut le col
fut ouï
un fouet dur
Répons pur
à ton cor
c'était l’oud
qui ouï oud duc dur pur fol col cor Sans quitter Orlando Furioso & l'Arioste une "carrollterine" en vers trisyllabes.
Les mots-rimes de cette carrollquatrine comptent 4 lettres. Les vers sur 4 mots tétrasyllabes font 16 espaces-machine : Qui fait du troc Scinde un é-crou Prix d’auto-stop Pour pas un clou Le flash du flou L’allure au trot Prix d’auto-stop Gain peu ou prou Les mots du proc Vol de frou-frou Prix d’auto-stop Seiz’ans au trou
Robert Rapilly, mercredi 15 mai 2024, à 22:55 [in Vrac] Aucun commentaire - aucun trackback