Instinct de Vincent Villeminot
Quand une trilogie se finit de plusieurs manières ...
À la fin d'
Instinct 3, à la toute dernière page, on peut lire:
Le 17 mars, rendez-vous sur www.facebook.com/Lireenlire et découvrez une fin inédite d'Inctinct 3. Votre code d'accès: XXXXX
Par respect pour l'éditeur et pour vous-même, je ne vous donnerai pas le code. Vous devez lire le reste de la trilogie avant de lire cette fin alternative, sinon ça tombera à plat. Vous ne ressentirez pas le suspens qui vous broie le ventre. Vous ne comprendre pas l'angoisse de Flora. Vous ne percevrez pas la surprise face à l'ours. Vous gâcherez tout.
Je remercie les éditions Nathan qui m'ont fait découvrir cette trilogie. J'ai fait suivre l'annonce pour le concours organisé à l'occasion de la sortie du tome 3. C'était
LÀ. Je me suis renseigné. On m'a proposé de m'offrir le tome 3 au moment de sa sortie. Mais quel intérêt sans les tomes 1 et 2? Alors j'ai lu
Instinct 1 et
Instinct 2 avant de lire
Instinct 3 et je ne regrette pas du tout. Quand je lis les chroniques d'
Instinct 3, alors que les blogueurs n'ont pas lu les deux premiers tomes, et qu'ils critiquent certains points, j'ai envie de leur répondre: "Oui, mais non, mais dans le tome 2 à ce moment là, ils font ci ou ça, alors ça explique tel truc dans le tome 3"... Ils liront (s'ils le font, et j'espère vraiment qu'ils prendront le temps de le faire) les tomes 1 et 2 avec un oeil différent du mien. Ils auront un autre point de vue. Meilleur ou pas ? Je ne sais pas, et je ne le saurai jamais. Je ne peux pas effacer ma mémoire et découvrir le trilogie autrement !
Tout ça pour dire, que NON, je ne vous donnerai pas le code pour lire la fin alternative, ou la VRAIE fin.
En effet, Vincent Villeminot a écrit une première version, plutôt dure, et l'a corrigée après discussion avec les éditeurs. Après réflexion, depuis le 18 mars et la lecture de la fin alternative, j'y pense, je préfère la "vraie" fin, celle que l'auteur a écrit en premier. Oui, elle est plus dure. Non, ce n'est pas un happy end, mais ... comment dire... elle convient mieux à la globalité de la trilogie, à cette problématique omniprésente des prédateurs. La loi du plus fort prime, mais à quel prix, et jusqu'à quel point ?
La fin retouchée et présente dans la version éditée du livre n'est pas non plus des plus gaies, mais il y a une touche optimiste, plus politiquement correcte pour de la littérature potentiellement pour la jeunesse. L'auteur, pour autant ne se trahit pas et reste dans l'esprit de la trilogie.
J'ai aimé cette volonté de révéler l'autre fin, celle prévue mais corrigée par les éditeurs. Que peut-on écrire ou pas ? Quels choix faire ? Quelles libertés pour l'auteur ? Quels conseils donnés à l'auteur ? Quelles contraintes éditoriales ?
J'espère que la discussion ne s'arrêtera pas là. Pour conclure sur cette trilogie, je reprendrai les propos de Stephan de Pasquale:
Effrayant, Captivant, Haletant, Unique. Un choc dont je ne me suis pas encore remis.