jeudi 26 juillet 2012

Homo et autre histoires du genre humain.


C'est drôle quand même un être humain.
 Ca geint des je t'aime quand ça ne fait que te pisser dessus.
 Ca te laisse au bord des routes quand y'a de la place dans la voiture.
 Ca te suit partout quand tu cherches à t'en débarrasser.
 Ca fredonne de la poésie quand la bouche pue le casse-croûte.
 Ca s'arrange pour attiser ta pitié pour ensuite faire de toi une risée.
 Ca aime les jeux de rôles, et ça déteste la bonne foi. Et même qu'un être humain, avant,  c'était pas du tout ça. Enfin, ça répète souvent ça.
Ca cherche le bonheur, mais dès que le bonheur se pointe, ça fuit.
Un être humain, c'est la chose la plus bête qui soit.
Ca te pousse à croire en un rien, rien que pour avoir un bouffon de plus dans le troupeau.
Ca cherche à te faire aimer les mêmes choses. Et ça t'interdit la différence en poignardant tes petites faiblesses.
Un humain, ça se dit civilisé, mais ça déteste les codes civils. Ça ressemble à s'y confondre à un animal, sauf qu'on s'y perd quand ça scande de jolies phrases bien pensées.
Ca aime la musique, surtout quand il s'agit de friquoter. Faut dire que ce truc a souvent envie d'oublier qu'il n'a rien d'immaculé.
C'est drôle ce truc. Mais moi, je n'ai plus le coeur à me faire drôle.

mercredi 25 juillet 2012

" Dear lord, you've done took so many of my people. I'm just wondering... Why you haven't take my life? "

mardi 17 juillet 2012

Au début, ce qui faudrait faire, c'est arrêter de chercher ce qui faudrait faire.
Après, faudrait trouver une autre option, un autre plan, ou un autre problème plus facile à résoudre.
La vie devient, est un Rubik's cube et cela est définitivement intemporel.
Alors, il faut tâcher de faire taire les gens pour avoir plus de couleurs semblables dans la même rangée.
Et pour cela, il faudrait qu'il y en ait certains qui aient la même tache que nous. Aligner des couleurs.
A trop écouter, on finit par parler. Et les mots ne sont pas des couleurs. C'est juste des mots.
D'ailleurs quand je t'ai connu, c'était des mots.
Aujourd'hui encore ce ne sont que des mots.
Les lettres sont le problème. Les couleurs, la solution de l'infernale équation.
Rien à voir avec du brouhaha philosophique, c'est des mots.
J'en suis loin de l'alignement et encore plus de l'unicité d'une surface de mon Rubik's.
Je suis peut être même ce qui fait orbiter et coincer à la fois les petits cubes.
Quelque chose d'insignifiant s'est passé. Et ça a coincé. Cela fait mal de ne plus voir mes couleurs tournoyer.
Et quelque part, un Rubik's cube ce n'est même pas une affaire de quotient mais de patience.

Nada.

Et puis quoi?
Et puis pourquoi?
La vie a au moins le charme des tourments et l'assiduité des foutages de gueule.
Et puis quoi?
Pourquoi s'en défaire? A quoi bon vouloir un ailleurs? Si je devais partir, ou mieux voulais, y'avait qu'à se donner la mort. Et même que c'est gratuit. Et même que dans tous les cas, j'aurais raflé la mise. Le gros lot, celui du rien.
Alors, il serait bon de se l'avouer. Ici, c'est beaucoup mieux. La vie c'est tout ou rien. Et souvent rien. Ce qui la différencie de la mort, c'est que y'a que y'a toujours cet espoir de rafler le tout.
Même si après y'aura rien. Mais c'est suffisant. A peine levée, tu bailles l'espoir. A peine endormie, tu l'enterres.
Et après? Rien.
Pas besoin de s'y éterniser. Ce ne serait que peine perdue. Ici ou ailleurs, l'espoir vaut le rien. L'espoir est un tout, jusqu'à ce qu'il n'en soit rien.


lundi 9 juillet 2012

-Un blog c'est dégueulasse
-C'est quoi dégueulasse?




Rodion retourne au stylo et aux feuilles.
FIN.

jeudi 5 juillet 2012

And the Northern Lights in the crystal nights came forth with a mystic gleam.
They danced and they danced the devil-dance over the naked snow;
And soft they rolled like a tide upshoaled with a ceaseless ebb and flow.
They rippled green with a wondrous sheen, they fluttered out like a fan;
They spread with a blaze of rose-pink rays never yet seen of man.
They writhed like a brood of angry snakes, hissing and sulphur pale…

–Robert W. Service, “The Ballad of the Northern Lights”