-Mais qu'est ce que tu nous fait là?
Ai-je l'âge de la déraison? Ou est-ce incongru de juxtaposer démence avec âge,dans une question tout aussi futile?
Les gens disent toujours "Tu as passé l'âge" pour responsabiliser. Responsabiliser quoi au juste?Une personne qui ose faire ce qu'eux même rêveraient de faire?
Il a toujours fallut des fous dans ce monde pour apprendre aux autres abrutis, aux autres lâches de la norme, à bien se tasser dans les files.
Les couards se disent aimer leurs vies, aimer leur merde, aimer le bon Dieu, en n'y connaissant rien au bon Dieu.
Comment peuvent-ils aimer quoi que ce soit sans risques, sans danger, sans sacrifice, sans bataille, sans courage.
De quel courage je parle... Sotte que je suis, je me noie à nouveau dans les supercheries d'un Narcisse se croyant érudit.
Le courage, c'est de se penser courageux et de se dire lâche. Voilà de quoi manque les populaces. De modestes couilles soustraites de tout exhibitionnisme et sublimation.
En leur disant tout ce ramassis de bonnes paroles, ils me rétorqueront un simple " Tu n'es pas bien placé".
Mais qui l'est bon sang?
Surement pas moi, qui s'éventre à vous sourire en ne cueillant que des hypocrisies bienséantes.
Vous êtes un champs de ruine, et j'ai beau planté des arbres, vous ne savez de la vie que le déracinement. N'ayant vous même aucune fichue racine.
Vos patries me font rire. A croire que le sein chaud de maman a été remplacé par vos frontières bien gardées.
Vous ne savez même pas ce qu'est la mer, vous la préférez calme, huileuse, docile, toute sage à briller sous un soleil, dont vous vous protégez..Ironie assassine.
Vous ne connaissez ni les montagnes ni les prés ni même la beauté des aurores.
Vous fuyez les insomnies. Dieu merci, vous les subissez encore. Dieu merci, vos somnifères vous sont remboursés par une sécurité sociale. Tout aussi asocial que vous.
Rêvassez derrière vos plasmas. La guerre est toujours loin derrière un plasma. Sortez vos jolies tirades repêchées sournoisement à votre contact dont vous ne savez rien, en croyant tout savoir. Derrière des pixels auxquels vous aimez vous enchaîner.
Jouissez, porno, poupées gonflables, masturbation que je vous aurais souhaités intellectuelle. Mais qui n'est rien d'autre que l'étirement saccadé de votre affligeante solitude.
Ne soyez pas surpris si un mal vous frappe et qu'à votre chevet, les fleurs de l'infirmière se fanent.
Les fleurs, elles, n'en ont que faire d'accompagner votre mort. Le wifi les a longtemps délogés.
Le temps des représailles est là. Assumez et ne gémissez pas. Faites nous l'honneur de mourir aussi lâchement que vous aurez vécu,vous taisant à chaque injustice commise, singeant la bienséance et le "comme il se doit".