La grisaille automnale couve des corps éparpillés sur une terre qui peine à se fertiliser...
Je suis de ces enfants d'automne,nés des soirs de pleine lune...
Je suis cette fillette dont le biberon a été jeté d'un troisième étage...
Je suis cette âme errante,garante de ses responsabilités,fervente de ses rêves refoulés..
Je suis amputée,et un orphelin n'est qu'un amputé au fond...
Des jeux ? A quoi bon ? Quand on est un double je,monopoly et scrabble c'est bon pour les fils à papa,les filles à maman..Moi,je suis amputée..
L'intime s'égare,je sais faire,je suis d'un machiavélisme quand il s'agit des mots,je suis un loup et mon chaperon est un verbe..
Je suis la gosse d'une ère où le personnel est une fiche à remplir,alors que valent ces réprimandes..Nudisme textuel vous dites?
Que l'on m'excuse alors ma bonne foi,et mon coeur suant la naïveté..Mais je préfère les cabarets des textes aux bars à putes.
22 piges bonté divine,à croire que je l'avais méritée cette vieillesse prématurée,à croire que je l'avais cherchée,à croire que je suis un exilé qui n'a jamais quitté le sol de sa patrie...A croire que pour toucher un lecteur,il faudrait avoir purger ses peines,dans toute la virulence d'un enfer terrestre.
Je suis cette gosse de la lune,et ma mer est ma mère,simple rhétorique de passage,mais quand je vous l'avez dit,de mes yeux puant le deuil,vous aviez pensé que ce n'était que de simples métaphores de passage d'une amputée qu'on calme et que cette sur-dosée n'est que sous-dosée.
Il y a certains deuils bien particuliers.Ces deuils là sont tranchants,assassins,virulents et monstrueux.
Les deuils des vivants.
Aux deux F et à Mémo.
jeudi 29 septembre 2011
mardi 20 septembre 2011
http://www.youtube.com/watch?v=gYlgrLbsqAg&feature=player_embedded#!
-"Joyeux anniversaire Faustine,Grim,Rodion,Léopoldine,Akarine,Kyrie,Ulsuria,Balthazar,Grigori,Dmitri,Dépêche-toi,Aurore,Morhange,Tzolinée,Zoé,Winstonlights,joyeuses années à vous tous,puissiez vous vous échapper de mes textes,errer dans un ailleurs intemporel,quitter mon corps et ma douleur,et n'être que des personnages,et non des damnés,désertez mes méandres,démons."
A cela,ils rient,soufflent mes bougies et rétorquent:
-"Puisses-tu Fatma savoir qui tu es véritablement,puisses tu connaitre la paix sans chercher culpabilité,puisses tu rêver sans trêve pour finalement mourir dignement."
A celui qui m'a guérie,merci de n'être qu'un ange.
"La vie est un long chemin sinueux et les meilleurs détours sont les belles rencontres."Fatma
-"Joyeux anniversaire Faustine,Grim,Rodion,Léopoldine,Akarine,Kyrie,Ulsuria,Balthazar,Grigori,Dmitri,Dépêche-toi,Aurore,Morhange,Tzolinée,Zoé,Winstonlights,joyeuses années à vous tous,puissiez vous vous échapper de mes textes,errer dans un ailleurs intemporel,quitter mon corps et ma douleur,et n'être que des personnages,et non des damnés,désertez mes méandres,démons."
A cela,ils rient,soufflent mes bougies et rétorquent:
-"Puisses-tu Fatma savoir qui tu es véritablement,puisses tu connaitre la paix sans chercher culpabilité,puisses tu rêver sans trêve pour finalement mourir dignement."
A celui qui m'a guérie,merci de n'être qu'un ange.
"La vie est un long chemin sinueux et les meilleurs détours sont les belles rencontres."Fatma
jeudi 8 septembre 2011
La veuve putain,la putain de veuve
Acre est de ces femmes qui aiment le jeu.
L'argent,les mondanités et les amours sans lendemains,sont le quotidien de cette nymphe.Autant dire que telle une Erato,sa beauté faisait d'elle le meilleur joker qui soit.
Son épanouissement n'a jamais été une quête,elle ne vivait qu'à travers des euphories d'un soir.
Les hommes ne manquent jamais à l'appel,seule,elle,s'occtroit la légitimité de feindre leur coup de fil.
Maquillage,talons aiguilles et robe rouge vif.Acre est une femme comme on en trouve peu dans le pays des épouses fidèles.
Les femmes fatales sont la damnation des mâles obsédés par la mort.Et Acre est létale.
Acre vit aux dépens,elle ne sait faire que ça,les dépenses asservissent ses "clients".Et cette servitude est la dualité subtile qu'Acre a réussi à instaurer. "Une femme ça s'entretient" aimait elle à répéter entre deux verres de whiskey,en riant à pleines dents.
Elle n'a jamais trop parlé,elle sait qu'en dire trop,en revient à porter d'autres vêtements ou masques au choix,et elle,elle n'aimait que les porte-jarretelles.
Au fond,rares sont ceux qui connaissent véritablement cette jeune femme espiègle et tenace qui obtient toujours ce qu'elle veut.
Et moi,je ne connais Acre que trop bien.
Il y a 4 ans,cette nymphe égayante à souhait,passait d'interminables journées,dans un hopital en reclus de la ville.Elle veillait un homme,elle allégeait une agonie,celle de l'être qu'elle aura le plus aimé dans toute son existence.Mariée ou non,Acre et ce monsieur séripositif,dont je ne sais rien à part la maladie,ont été depuis le lycée,les inséparables de mon village natal.Longtemps,je les ai envié,pour leurs mains soudés.Pour ce lien du sang,qu'ils semblaient avoir pactisé.Pour leur amour débordant et qui gênaient les chomeurs rageurs qui les épiait lorsqu'ils passaient devant le bar du village.
Notre village est cotier.Et la mer,elle seule,sait préserver les amours,autant qu'elle sait les emporter.
Tel un déferlement d'une tempête impétueuse,la vie de Acre et son amour s'est vue balayée un jour par une séropositivité assassine.
Jamais un coupable n'a été désigné.Ils étaient malades,mais surtout amoureux.
Malencentreusement ou non,les médecins ont déclaré que seul le garçon était mourrant.Le "il n'en a plus pour longtemps mademoiselle" a transformé un amour qui défiait l'éphémère en une tragédie Shakespearienne privée de toute niaiserie.
Les jours passaient,et les heures emportaient le jeune homme.Un jour,Acre ne réussit pas à le réveiller.
Le lendemain,il n'était plus qu'une sépulture.
J'ai revu Acre deux ans plus tard.Cette drole de veuve,je me retrouvas à lui parler au tour d'un verre dans une de ces fêtes où on choisissait l'accoutrement qu'il faut pour la réputation qu'on veut.
Je ne sais pas si c'était l'effet d'une ébriété que je n'avais pas prévu,mais je me suis retrouvé à la draguer.Elle,parfaitement sobre,me toisa de ce regard hautain et attendri à la fois et me dis:"Allons au premier étage,nous serions plus tranquilles."
En montant l'escalier,elle se retourna et me dit: "Tu sais,Mortèz,il n'y que les putains qui méritent le respect".
L'argent,les mondanités et les amours sans lendemains,sont le quotidien de cette nymphe.Autant dire que telle une Erato,sa beauté faisait d'elle le meilleur joker qui soit.
Son épanouissement n'a jamais été une quête,elle ne vivait qu'à travers des euphories d'un soir.
Les hommes ne manquent jamais à l'appel,seule,elle,s'occtroit la légitimité de feindre leur coup de fil.
Maquillage,talons aiguilles et robe rouge vif.Acre est une femme comme on en trouve peu dans le pays des épouses fidèles.
Les femmes fatales sont la damnation des mâles obsédés par la mort.Et Acre est létale.
Acre vit aux dépens,elle ne sait faire que ça,les dépenses asservissent ses "clients".Et cette servitude est la dualité subtile qu'Acre a réussi à instaurer. "Une femme ça s'entretient" aimait elle à répéter entre deux verres de whiskey,en riant à pleines dents.
Elle n'a jamais trop parlé,elle sait qu'en dire trop,en revient à porter d'autres vêtements ou masques au choix,et elle,elle n'aimait que les porte-jarretelles.
Au fond,rares sont ceux qui connaissent véritablement cette jeune femme espiègle et tenace qui obtient toujours ce qu'elle veut.
Et moi,je ne connais Acre que trop bien.
Il y a 4 ans,cette nymphe égayante à souhait,passait d'interminables journées,dans un hopital en reclus de la ville.Elle veillait un homme,elle allégeait une agonie,celle de l'être qu'elle aura le plus aimé dans toute son existence.Mariée ou non,Acre et ce monsieur séripositif,dont je ne sais rien à part la maladie,ont été depuis le lycée,les inséparables de mon village natal.Longtemps,je les ai envié,pour leurs mains soudés.Pour ce lien du sang,qu'ils semblaient avoir pactisé.Pour leur amour débordant et qui gênaient les chomeurs rageurs qui les épiait lorsqu'ils passaient devant le bar du village.
Notre village est cotier.Et la mer,elle seule,sait préserver les amours,autant qu'elle sait les emporter.
Tel un déferlement d'une tempête impétueuse,la vie de Acre et son amour s'est vue balayée un jour par une séropositivité assassine.
Jamais un coupable n'a été désigné.Ils étaient malades,mais surtout amoureux.
Malencentreusement ou non,les médecins ont déclaré que seul le garçon était mourrant.Le "il n'en a plus pour longtemps mademoiselle" a transformé un amour qui défiait l'éphémère en une tragédie Shakespearienne privée de toute niaiserie.
Les jours passaient,et les heures emportaient le jeune homme.Un jour,Acre ne réussit pas à le réveiller.
Le lendemain,il n'était plus qu'une sépulture.
J'ai revu Acre deux ans plus tard.Cette drole de veuve,je me retrouvas à lui parler au tour d'un verre dans une de ces fêtes où on choisissait l'accoutrement qu'il faut pour la réputation qu'on veut.
Je ne sais pas si c'était l'effet d'une ébriété que je n'avais pas prévu,mais je me suis retrouvé à la draguer.Elle,parfaitement sobre,me toisa de ce regard hautain et attendri à la fois et me dis:"Allons au premier étage,nous serions plus tranquilles."
En montant l'escalier,elle se retourna et me dit: "Tu sais,Mortèz,il n'y que les putains qui méritent le respect".
mercredi 7 septembre 2011
Poésie morose et autres recueils extraordinaires
Amant
Bois à mon
salut
Amant,à mon lu,
A mon tu,
Tue
Mais
ne te tue-toi jamais
Vouvoie les
Nargue les
Fermes toutes les voies
A ton toi
A ton toit
On ne sait jamais
Ils ne frappent pas
aux portes
Aux aguets,alors
Aux armes alors
Parce que ton fumoir
est combustible
est ostensible
Et l'ostentatoire
est la fin
Et le vu,non tu
te tuera
nous tuera
Tu verras
Moi,je ne l'espère pas
Je te veux père
Non déserteur
L'homme vil
vit
aux dépens
des monts
des roches
des toisons
des maisons
et le triste son des clairons
Le vil ment
Il sent
Il pend
Et nous serions son fumoir
Il tue,il ne se rue meme pas dans les rues
Il arpente,patiente
Son "Tuer" est notoire
Alors tire et
pose ton arme
Barrons nous
Notre bière
nous attend
à l'assommoir.
Demain est un autre soir.
Bois à mon
salut
Amant,à mon lu,
A mon tu,
Tue
Mais
ne te tue-toi jamais
Vouvoie les
Nargue les
Fermes toutes les voies
A ton toi
A ton toit
On ne sait jamais
Ils ne frappent pas
aux portes
Aux aguets,alors
Aux armes alors
Parce que ton fumoir
est combustible
est ostensible
Et l'ostentatoire
est la fin
Et le vu,non tu
te tuera
nous tuera
Tu verras
Moi,je ne l'espère pas
Je te veux père
Non déserteur
L'homme vil
vit
aux dépens
des monts
des roches
des toisons
des maisons
et le triste son des clairons
Le vil ment
Il sent
Il pend
Et nous serions son fumoir
Il tue,il ne se rue meme pas dans les rues
Il arpente,patiente
Son "Tuer" est notoire
Alors tire et
pose ton arme
Barrons nous
Notre bière
nous attend
à l'assommoir.
Demain est un autre soir.
لو كان لي قلبان
Toutes ces choses qu'on ne dit pas,finissent par se condenser,créer un abcès.Cet abcès,qu'on peinera à crever,explosera.Tout le pus emportera nos âmes,à la dérive,dans un styx nauséabond et fatal.
Khadija ne quittait jamais le berceau,même à 30 ans.Notre jeune femme a été élevée dans du coton pour certains.Mais en psychanalyse,il n'y a pas lieu de taxer les gens autrement que par des névroses homologuées.
Donc,pour Khadija,il ne s'agissait que de cordon,rien que d'un cordon.
Le premier amour que connait un enfant est celui de sa mère.Je ne vous apprends rien.Et je ne vous cache surtout rien.
Khadija a longtemps pensé que la seule personne qu'elle pouvait aimer sans avoir le coeur en lambeaux,était,indéniablement,sa mère.
Elle,qui n'a jamais su être autre qu'une progéniture,s'est un jour heurtée à la réalité de ne plus pouvoir en être une.
Khadija s'est longtemps habillée comme sa mère.
Khadija s'est maquillée trop tôt et joué trop tard.Et la plupart du temps,ce n'étaient que des jeux interdits.
Khadija a choisi de faire Médecine.A souffert le martyr pendant 10 piges.Et à chaque fois qu'on lui demandait ce qu'elle étudiait,sa phrase commençait par Maman pour s'achever par Médecine.
Les deux mots prenaient des majuscules sans être transcrits.
Khadija,a une fois,perdu la paroi qui fait d'une fille une épouse comestible.Maman l'a appris,elle l'a mariée.
Khadija a aimé un mari,qui n'était au fond qu'un compagnon de baise mais surtout et au fil du temps,un compagnon de chambre.
Khadija a eu des enfants qu'elle n'a jamais négligé,mais qu'elle offrait à sa mère en compensation,ou plutôt en divertissement lors des longues heures à tuer qui lui restaient,avant le face à face avec la faucheuse.
Un jour,Khadija a appris que son mari la trompait par un voyeur de voisin.
Ne pouvant divorcer,elle s'est longuement occupé de ses gosses avec toute la hargne des épouses mal baisées et mal aimées.
Un jour,le mari est parti.
Le surlendemain,son aîné comparaissait devant un tribunal pour trafic de bas age.
Et le jour d'après,son dévouement au serment d’Hippocrate n'a rien changé à la donne.
Elle n'était plus qu'une hypocrite de dépravée indigne de porter l'enseigne d'un honorable médecin.
Allo maman,bobo.
Khadija a fini par couper ce maudit cordon.
Elle est enfin libre.
Elle porte un lourd passé,mais elle a quitté le berceau.
Parce qu'un berceau sans mère pour le faire balancer doucement en fredonnant une vielle cantine n'en est plus un.
Khadija a brisé la chaîne qui la reliait à sa génitrice,le soir où cette dernière lui fit ses adieux.
Cela fait un an,que la mère repose au dortoir des inhumés,Khadija,venant réciter sa prière machinalement se mit à sangloter.La femme chuchotait inlassablement une drole de phrase,qui ne ressemblait en rien à du coran.
"Tu es une fille indigne,tu me fais honte,j'ai hâte de rejoindre Dieu,rien que pour ne plus vivre avec la hantise de t'avoir pour progéniture".
L'amour est aveugle,surtout quand il est haineux.
Khadija ne quittait jamais le berceau,même à 30 ans.Notre jeune femme a été élevée dans du coton pour certains.Mais en psychanalyse,il n'y a pas lieu de taxer les gens autrement que par des névroses homologuées.
Donc,pour Khadija,il ne s'agissait que de cordon,rien que d'un cordon.
Le premier amour que connait un enfant est celui de sa mère.Je ne vous apprends rien.Et je ne vous cache surtout rien.
Khadija a longtemps pensé que la seule personne qu'elle pouvait aimer sans avoir le coeur en lambeaux,était,indéniablement,sa mère.
Elle,qui n'a jamais su être autre qu'une progéniture,s'est un jour heurtée à la réalité de ne plus pouvoir en être une.
Khadija s'est longtemps habillée comme sa mère.
Khadija s'est maquillée trop tôt et joué trop tard.Et la plupart du temps,ce n'étaient que des jeux interdits.
Khadija a choisi de faire Médecine.A souffert le martyr pendant 10 piges.Et à chaque fois qu'on lui demandait ce qu'elle étudiait,sa phrase commençait par Maman pour s'achever par Médecine.
Les deux mots prenaient des majuscules sans être transcrits.
Khadija,a une fois,perdu la paroi qui fait d'une fille une épouse comestible.Maman l'a appris,elle l'a mariée.
Khadija a aimé un mari,qui n'était au fond qu'un compagnon de baise mais surtout et au fil du temps,un compagnon de chambre.
Khadija a eu des enfants qu'elle n'a jamais négligé,mais qu'elle offrait à sa mère en compensation,ou plutôt en divertissement lors des longues heures à tuer qui lui restaient,avant le face à face avec la faucheuse.
Un jour,Khadija a appris que son mari la trompait par un voyeur de voisin.
Ne pouvant divorcer,elle s'est longuement occupé de ses gosses avec toute la hargne des épouses mal baisées et mal aimées.
Un jour,le mari est parti.
Le surlendemain,son aîné comparaissait devant un tribunal pour trafic de bas age.
Et le jour d'après,son dévouement au serment d’Hippocrate n'a rien changé à la donne.
Elle n'était plus qu'une hypocrite de dépravée indigne de porter l'enseigne d'un honorable médecin.
Allo maman,bobo.
Khadija a fini par couper ce maudit cordon.
Elle est enfin libre.
Elle porte un lourd passé,mais elle a quitté le berceau.
Parce qu'un berceau sans mère pour le faire balancer doucement en fredonnant une vielle cantine n'en est plus un.
Khadija a brisé la chaîne qui la reliait à sa génitrice,le soir où cette dernière lui fit ses adieux.
Cela fait un an,que la mère repose au dortoir des inhumés,Khadija,venant réciter sa prière machinalement se mit à sangloter.La femme chuchotait inlassablement une drole de phrase,qui ne ressemblait en rien à du coran.
"Tu es une fille indigne,tu me fais honte,j'ai hâte de rejoindre Dieu,rien que pour ne plus vivre avec la hantise de t'avoir pour progéniture".
L'amour est aveugle,surtout quand il est haineux.
Ma triste confession,mon triste semblant de vérité
Après tout,pourquoi autant de peine pour un rien ? Si un tout ranime la haine,si je ne suis qu'un fou parmi d'autres apôtres du sens dessus dessous,à quoi rime toutes ces syllabes?
J'ai longtemps écrit sans but,sans aucune autre alternative que de finir mon texte et de me féliciter à sa re-lecture.Ces textes qui ne sont que fantasmagories d'une personne à qui on chuchote souvent un "ta gueule",et quand ce n'est pas le cas,cette même personne se poignarde à coup de "ferme la".
Les mots,les plus réels,les pleins véhéments,je les écris,je ne l'ai jamais dit ,je ne les ai qu'écrit.
Je n'en ai rien fait d'autres.
Ecrire c'est saigner.Dans un de mes délires les plus funestes,et les plus glorifiants,je me dis qu'à force de juxtaposer des lettres,je perdrai tout mon sang.Drole de façon de concevoir la vie à 22 ans,presque,à peine,sauf que j'en sais trop.
Je sais,pour ne citer que moi,que les balivernes d'un destin tracé dont on se dit maître est un festin indigeste,et rares sont ceux qui ont de l'appétit,terrés six pieds sous terre.Même que la rareté est un euphémisme.La seule digestion qui se fait est celle de ce que le destin a fait de nous.Cette digestion est la décomposition de notre chair.
Longtemps,m'en a-t-on voulu pour mon morbide,pour ces allégories étouffantes de scènes de vie qui s'achèvent en pilules ou des rêves qui se suspendent au dessus des sépultures.De mon moi à mon surmoi et des fois même à mon ça,je ne me cache pas le fait que je ne vois pas très loin,ni pour ma personne,ni pour mes semblables.
Quand les fêtes battent leur pleins,que les gens se servent alcool et ébriété à profusion,il y a toujours ce petit mesquin tenant un verre entre deux mains tremblotantes assis dans un coin dans une solitude contrastante à souhait avec la désinvolture ambiante.Et j'ai longtemps été cet étranger sans nom,qui va vient,fantomatique et presque indiscernable dans le brouhaha.
Le gout de la joie m'est insupportable,non que je sois vouée aux larmoiements,mais parce que dans les méandres de mon siècle assassin,joie ne rime qu'avec artifice.
Alors,quand je suis seule,c'est à dire tout le temps,c'est à dire seule entre trente milles semblables,mon unique occupation est de chercher le beau dans ce morbide que tous ces spectres oublient entre deux chariots bien remplis ou deux soirées bien trop arrosées.
Aimant le difficile,cherchant perpétuellement à défier ma petitesse,je voulais l'allégresse sans l'artificiel.
Je l'ai trouvée.Et elle a été aussi brève,qu'une gueule de bois,le lendemain d'une bonne cuite.
"Ton fatalisme te tuera" Encore un euphémisme,encore des mots perdus,atones,dans une inertie qui n'a rien à voir avec la littérature.
Longtemps j'ai écrit sans savoir que littérature n'était que l'esthétisme des mots,quand je l'ai su,j'ai choisi mon "beau",j'ai choisi l'alignement de mes mots/maux.Un rang,un champs lexical,une route jonchée du vocabulaire du tragique.Et des scènes violentes,dont on ne devrait que garder la "'beauté".Au fond personne ne peut me demander des comptes quand je ne fais que narrer la stricte vérité.Nous ne sommes qu'un humus pensant pendant une certaine longévité,cette longévité expirée,il n'en reste que l'humus.Et la mémoire/narration des hommes.Ou pas.
Fond Sonore: Noctune N 20 in C sharp minor
J'ai longtemps écrit sans but,sans aucune autre alternative que de finir mon texte et de me féliciter à sa re-lecture.Ces textes qui ne sont que fantasmagories d'une personne à qui on chuchote souvent un "ta gueule",et quand ce n'est pas le cas,cette même personne se poignarde à coup de "ferme la".
Les mots,les plus réels,les pleins véhéments,je les écris,je ne l'ai jamais dit ,je ne les ai qu'écrit.
Je n'en ai rien fait d'autres.
Ecrire c'est saigner.Dans un de mes délires les plus funestes,et les plus glorifiants,je me dis qu'à force de juxtaposer des lettres,je perdrai tout mon sang.Drole de façon de concevoir la vie à 22 ans,presque,à peine,sauf que j'en sais trop.
Je sais,pour ne citer que moi,que les balivernes d'un destin tracé dont on se dit maître est un festin indigeste,et rares sont ceux qui ont de l'appétit,terrés six pieds sous terre.Même que la rareté est un euphémisme.La seule digestion qui se fait est celle de ce que le destin a fait de nous.Cette digestion est la décomposition de notre chair.
Longtemps,m'en a-t-on voulu pour mon morbide,pour ces allégories étouffantes de scènes de vie qui s'achèvent en pilules ou des rêves qui se suspendent au dessus des sépultures.De mon moi à mon surmoi et des fois même à mon ça,je ne me cache pas le fait que je ne vois pas très loin,ni pour ma personne,ni pour mes semblables.
Quand les fêtes battent leur pleins,que les gens se servent alcool et ébriété à profusion,il y a toujours ce petit mesquin tenant un verre entre deux mains tremblotantes assis dans un coin dans une solitude contrastante à souhait avec la désinvolture ambiante.Et j'ai longtemps été cet étranger sans nom,qui va vient,fantomatique et presque indiscernable dans le brouhaha.
Le gout de la joie m'est insupportable,non que je sois vouée aux larmoiements,mais parce que dans les méandres de mon siècle assassin,joie ne rime qu'avec artifice.
Alors,quand je suis seule,c'est à dire tout le temps,c'est à dire seule entre trente milles semblables,mon unique occupation est de chercher le beau dans ce morbide que tous ces spectres oublient entre deux chariots bien remplis ou deux soirées bien trop arrosées.
Aimant le difficile,cherchant perpétuellement à défier ma petitesse,je voulais l'allégresse sans l'artificiel.
Je l'ai trouvée.Et elle a été aussi brève,qu'une gueule de bois,le lendemain d'une bonne cuite.
"Ton fatalisme te tuera" Encore un euphémisme,encore des mots perdus,atones,dans une inertie qui n'a rien à voir avec la littérature.
Longtemps j'ai écrit sans savoir que littérature n'était que l'esthétisme des mots,quand je l'ai su,j'ai choisi mon "beau",j'ai choisi l'alignement de mes mots/maux.Un rang,un champs lexical,une route jonchée du vocabulaire du tragique.Et des scènes violentes,dont on ne devrait que garder la "'beauté".Au fond personne ne peut me demander des comptes quand je ne fais que narrer la stricte vérité.Nous ne sommes qu'un humus pensant pendant une certaine longévité,cette longévité expirée,il n'en reste que l'humus.Et la mémoire/narration des hommes.Ou pas.
Fond Sonore: Noctune N 20 in C sharp minor
samedi 3 septembre 2011
Tes yeux noirs
"Et le passé n'est plus qu'une postérité noyée dans l'inconnu..."
Tsariane est attablée dans sa petite cuisine aux couleurs provinciales.L'air chaud de la compagne verdoyante ranime d'anciens souvenirs.Elle débouche une bouteille qu'elle avait brillamment cachée sous son lit.Et à deux centimètres de cette bouteille,quelques pilules.Sans lendemain.
Elle se verse un verre,deux,trois.
Entre temps,son lecteur cassette que lui a offert un amant mort né,jouait inlassablement "Les yeux noirs",valse tzigane,russe,je sais plus,mais bel et bien une ritournelle d'adieu.
A mesure que le verre se vidait,un moment de la vie de Tsariane était supprimé,éradiqué,déchiqueté,comme la précédant dans les sombres abîmes qui l'attendait.
La valse devenait virulente,elle se mit debout malgré le tournis,malgré le vide,malgré sa servitude soudaine à la gravité,et elle dansa.
Le verre à la main,les comprimés dans l'autre,elle suivait un mouvement circulaire sournois,une ultime allégorie des cercles vicieux et elle savait que pour que ces derniers soient rompus,le prix était toujours fort payé.
Sa voix ivre fredonnait les rythmes les notes les lamentations d'un violon agonisant.
Tsariane voit la réalité se décomposer,elle sourit,elle sait que le départ est imminent.
Mais elle ne sait où elle couchera ce soir.
jeudi 1 septembre 2011
http://www.youtube.com/watch?v=drJD-92G8hU
La silhouette fantomatique surgit du néant.Elle arpente les murs,touche du bout de ces doigts à peine humains,mon corps muet.La chambre est glaciale,malgré que le chauffage est sensé garantir une chaleur assez intense.
Son apparition,je m'y attendais.Depuis le temps,j'ai fini par ne plus être surprise,je me suis même surprise à l'attendre.
Sa forme ondulée est dépourvue de yeux,et cela ne m'a jamais effrayée.En fait,rien ne m'effraie en ma visiteuse hybride.
Elle commence à me toucher,lassante,et moi lassée,je lui dis:"on va encore jouer au même jeu ce soir?".Elle se garde de me répondre.Les ténèbres vont de paires avec les fantasmagories fantomatiques et ce n'est pas de simples mythes reçues.
Et dans le noir somptueux,le blanc de sa peau est d'une beauté fatale et tragique.Elle continue à effleurer ma peau,ses caresses me font douter de l'hyperthermie de l'enfer.J'ai froid,je sanglote,je grelotte mais je ne l'arrête pas.Mon ton lassé de tout à l'heure n'était qu'un jeu théâtrale.Si elle n'a pas répondu,c'est qu'elle sait que depuis des années,je me complais à jouer avec elle,malgré l'ennui,malgré le risque,malgré le danger imminent de gésir inerte si elle oublie de s’arrêter.
A un moment,de sa main,elle me presse le bras,et c'est comme si,noyée dans une mer de l’antarctique,mon inertie n'était plus qu'une affaire de secondes.Sa voix rauque,qui avait ébranlé ma raison la première fois où elle m'avait parlé,vint repêcher cette fois,mon corps presque atone.
Elle me relâcha et me dit:"Il est mort"
A peine avait-elle prononcé ces mots meurtriers,la visiteuse s'était évaporée.
Je ne sais plus ce qui s'était passé après.Le matin,au réveil,tous mes livres étaient déchirés,ma commode était renversée,les murs étaient tachés de peinture rouge,qui vue de plus près,se révélait n'être que du sang,l'armoire était vidée,mes vêtements jonchaient le sol,ma couette était déchiquetée,comme après le passage,d'un chien enragé,à qui on aurait pas donné assez de viande.Et il était évident que dans cette chambre,quelque chose avait été avalé.
-----------------------------------
Mon médecin m'avait déclarée malade,il y a quelques années.
Mes parents m'y avaient emmené de force,pensant bien faire.Mon corps subissait une hypothermie inquiétante qu'aucune médecine ne semblait pouvoir expliquer.Et dans ces cas là,il était évident que les séances de divan étaient la seule solution.Sinon autant avouer que la science n'est qu'un amas de sornettes.
Cependant,j'avais très mal pris le diagnostic.Je ne suis pas retournée le voir.
En ce temps là,je rageais contre les rites machiavéliques de la psychanalyse.Pourquoi me taxer d'un mal rien que parce que je n'agis pas comme la masse?
Je m'étais gardée,cependant,de prendre trop de risques.J'évitais les gens,j'évitais les enfants,j'évitais les animaux.J'avais peur de moi pour toute vie qui m'était extérieure.
Seule la mienne ne subissait aucune sur-protection.Sans doute,je savais qu'au fond,les envies suicidaires n'étaient pas mon fort.
D'années en années,une misanthropie s'était installée dans la morgue de toutes les pensées et les idées que je me refusais,mon inconscient.Mais elle se ranimait comme un lapsus à chaque contact humain.
Et l'humain,au fil du temps,devint rareté dans ma vie.
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Mon beau-père m'avait élevé sans ma mère.Et je l'avais hait de m'avoir privée du luxe de l'orphelinat.Longtemps,très longtemps.
Mon beau-père avait 50 ans quand je me mis à avoir les traits de ma mère.Ou plus explicitement,à être un clone de ma défunte mère.J'avais un teint laiteux froid glacial,qui contrastait avec ma chevelure orange flamboyante,et à mesure que je grandissais,ses exclamations "Dieu que tu lui ressembles" ne faisaient que se dupliquer.
Nous vivions en reclus,dans une maison,qui s'est vue pourvue d'un ramassis de légendes occultes par les gamins railleurs du quartier.Et le visage hirsute du beau papa n'arrangeait pas la donne.
Ma chambre donnait sur la sienne,et mon corps semblait le passionner plus que la télévision.A 15 ans,on ne pouvait pas comprendre.Je me suis donc contentée de le haire encore plus.Et plus je le haïssais,je voyais ma chambre se remplir d'offrandes.
Sa culpabilité de m'avoir dépucelée dans une sorte d'inceste glauque l'obligeait à m'offrir des choses en compensation de ce qui m'avait été ôtée.
Bien plus qu'une virginité,bien plus que l'innocence,bien plus qu'une sexualité saine,le beau père m'avait ôtée le droit de chérir tranquillement le souvenir de ma défunte.
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Ce matin là,je venais d'avoir 18 ans,le bol de céréales empestait la journée hivernale.Je me languissais de penser que cette année,mon anniversaire ne serait pas aussi froid.
Et pour cela,j'allais m'offrir un très beau cadeau.J'allais m'offrir une vie,une paix,de la chaleur.J'allais enterrer son cadavre aux cotés de son épouse.
L'ordre est dérisoire.
Son apparition,je m'y attendais.Depuis le temps,j'ai fini par ne plus être surprise,je me suis même surprise à l'attendre.
Sa forme ondulée est dépourvue de yeux,et cela ne m'a jamais effrayée.En fait,rien ne m'effraie en ma visiteuse hybride.
Elle commence à me toucher,lassante,et moi lassée,je lui dis:"on va encore jouer au même jeu ce soir?".Elle se garde de me répondre.Les ténèbres vont de paires avec les fantasmagories fantomatiques et ce n'est pas de simples mythes reçues.
Et dans le noir somptueux,le blanc de sa peau est d'une beauté fatale et tragique.Elle continue à effleurer ma peau,ses caresses me font douter de l'hyperthermie de l'enfer.J'ai froid,je sanglote,je grelotte mais je ne l'arrête pas.Mon ton lassé de tout à l'heure n'était qu'un jeu théâtrale.Si elle n'a pas répondu,c'est qu'elle sait que depuis des années,je me complais à jouer avec elle,malgré l'ennui,malgré le risque,malgré le danger imminent de gésir inerte si elle oublie de s’arrêter.
A un moment,de sa main,elle me presse le bras,et c'est comme si,noyée dans une mer de l’antarctique,mon inertie n'était plus qu'une affaire de secondes.Sa voix rauque,qui avait ébranlé ma raison la première fois où elle m'avait parlé,vint repêcher cette fois,mon corps presque atone.
Elle me relâcha et me dit:"Il est mort"
A peine avait-elle prononcé ces mots meurtriers,la visiteuse s'était évaporée.
Je ne sais plus ce qui s'était passé après.Le matin,au réveil,tous mes livres étaient déchirés,ma commode était renversée,les murs étaient tachés de peinture rouge,qui vue de plus près,se révélait n'être que du sang,l'armoire était vidée,mes vêtements jonchaient le sol,ma couette était déchiquetée,comme après le passage,d'un chien enragé,à qui on aurait pas donné assez de viande.Et il était évident que dans cette chambre,quelque chose avait été avalé.
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Mon médecin m'avait déclarée malade,il y a quelques années.
Mes parents m'y avaient emmené de force,pensant bien faire.Mon corps subissait une hypothermie inquiétante qu'aucune médecine ne semblait pouvoir expliquer.Et dans ces cas là,il était évident que les séances de divan étaient la seule solution.Sinon autant avouer que la science n'est qu'un amas de sornettes.
Cependant,j'avais très mal pris le diagnostic.Je ne suis pas retournée le voir.
En ce temps là,je rageais contre les rites machiavéliques de la psychanalyse.Pourquoi me taxer d'un mal rien que parce que je n'agis pas comme la masse?
Je m'étais gardée,cependant,de prendre trop de risques.J'évitais les gens,j'évitais les enfants,j'évitais les animaux.J'avais peur de moi pour toute vie qui m'était extérieure.
Seule la mienne ne subissait aucune sur-protection.Sans doute,je savais qu'au fond,les envies suicidaires n'étaient pas mon fort.
D'années en années,une misanthropie s'était installée dans la morgue de toutes les pensées et les idées que je me refusais,mon inconscient.Mais elle se ranimait comme un lapsus à chaque contact humain.
Et l'humain,au fil du temps,devint rareté dans ma vie.
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Mon beau-père m'avait élevé sans ma mère.Et je l'avais hait de m'avoir privée du luxe de l'orphelinat.Longtemps,très longtemps.
Mon beau-père avait 50 ans quand je me mis à avoir les traits de ma mère.Ou plus explicitement,à être un clone de ma défunte mère.J'avais un teint laiteux froid glacial,qui contrastait avec ma chevelure orange flamboyante,et à mesure que je grandissais,ses exclamations "Dieu que tu lui ressembles" ne faisaient que se dupliquer.
Nous vivions en reclus,dans une maison,qui s'est vue pourvue d'un ramassis de légendes occultes par les gamins railleurs du quartier.Et le visage hirsute du beau papa n'arrangeait pas la donne.
Ma chambre donnait sur la sienne,et mon corps semblait le passionner plus que la télévision.A 15 ans,on ne pouvait pas comprendre.Je me suis donc contentée de le haire encore plus.Et plus je le haïssais,je voyais ma chambre se remplir d'offrandes.
Sa culpabilité de m'avoir dépucelée dans une sorte d'inceste glauque l'obligeait à m'offrir des choses en compensation de ce qui m'avait été ôtée.
Bien plus qu'une virginité,bien plus que l'innocence,bien plus qu'une sexualité saine,le beau père m'avait ôtée le droit de chérir tranquillement le souvenir de ma défunte.
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Ce matin là,je venais d'avoir 18 ans,le bol de céréales empestait la journée hivernale.Je me languissais de penser que cette année,mon anniversaire ne serait pas aussi froid.
Et pour cela,j'allais m'offrir un très beau cadeau.J'allais m'offrir une vie,une paix,de la chaleur.J'allais enterrer son cadavre aux cotés de son épouse.
L'ordre est dérisoire.
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