lundi 21 février 2011

L'accordéoniste

Les hommes matures étaient ma torture.Ma fougue les étreignait,leurs mensonges m'apaisaient,et ainsi de pucelle de ruelle,j'étais devenue la femme fatale de la déchéance des mâles.

Un bar,un soir,je ne faisais que mon devoir,consolant mon verre,oubliant mes frayeurs dans la liqueur.
Stupeur et trémolo,quand je le vis.Au coin d'une table,au mains avec la baronne de la rue d'en face.
Je ne suis qu'une pute,ces mots s'étiraient se déployaient dans une gorge serrée par l'alcool,aigrie par le tabac.
Cette nuit là,des ébats ont suivi un simple "je vous offre un verre,mademoiselle?",cette nuit là,je n'étais pas une putain.Cette nuit là,je n'ai pas demandé à être payée.Cette nuit là,c'était moi qui voulait le payer ce bougre.

Un putain amoureuse,une putain affranchie,une putain repentie.

Les jours passaient,les je t'aime mourraient,il avait fini par me trouver laide,bete,sale et anale.
Ton aisance est apostrophée à mes mensonges,il avait joint le moins à tous ses dires,s'était acquis ma peau et le chagrin de mes mots,et le mal avalait la pucelle que j'étais redevenue dans les ruelles d'un Tunis morne et borgne.
Ce matin,c'était Piaff qui chantait mon amant,c'était elle qui surjouait l'infame "il ne l'aime plus c'est du passé n'en parlons plus",et c'était Piaff qui narguait la fille de joie qui avait vendu son cul pour s'acheter une vie.

samedi 19 février 2011

Une cuillère à café d'harissa (facultatif).

J'ai viré ma femme,disgracié mon gosse,vendu mon rasoir,et laissé ma bagnole garée sur un trottoir.
Une berbère amère,ma femme en avait des paires,et meme un richard de père,mais ma berbère était une sorcière et le cadre coincé que j'étais n'a plus tous ses repères.J'ai quitté la maison en pleine saison des amours,et ma femme avait beau tout fermer à double tour,je suis parti et plus question de repenti,ma berbère ma berbère ma berbère,je vociférais sur la voie ferrée,je blasphémais derrière la fumée qui me séparait de ma dulcinée.L'air con,l'air bon,le temps des incrédules et le dépaysement de la foule à Alger,ma berbère ma berbère,mon amère berbère.Un triste colon en période de moisson,il fallait le faire,de toutes façons je n'aurais pas pu le taire,il me fallait ma berbère.Les mais m'abandonnaient,le gai sentier, le taudis au loin,et ce soir là j'aurais même aimé la senteur du foin.
....
Le temps est vain,les promesses et les prouesses sont fausseté,gardez votre pitié,je reprends le train dans une heure,le couscous je l'ai vomi,dans les chiottes de la gare.
Ces sales arabes ont vendu ma berbère au cousin de son père,ces sales arabes m'ont forcé à me tasser par terre au mariage de ma berbère,ces arabes épicés m'ont volé la bague mes clés et la paix avec ma dulcinée,et le triste colon repart,dans son train le teint violacé répétant,lassé: "!!حار!!حار"

vendredi 18 février 2011

Demain je me pends.

Errance des enfances perdurant le ronce des folies denses,je venais de sortir ma phrase,tout droit de ma dernière phase,elle semblait inquiète et bête et somnolait aux rimes arrachés de quelques boudoirs squattés,elle avait sa bouche sous mes yeux,et elle disait niaise,que je ne lui plaisais pas,la baise m'indiffère,répétait elle,la fraise sur le gateau,ma douce cerise tu es si exquise,et je larmoyais tel un sot,à en remplir un saut,j'aurais aimé te sauter,veille impie,non,je mens,j'aurais seulement aimé te briser,vieille fée,ma main glissera sous ton pull,ma main s'indifféra de tes seins,ma main voudra un coeur,en sueur,en leurre ou en fantaisie d'amoureux gais,oh ce que tu me plais, ma plaie,et toi tu fais chier,larmes en morse,elle se lève se rhabille,me lance mon pull acheté la veille à la friperie du quartier,jette un regard hagard sur ma chambre miteuse,et fiévreuse écalte en rires,ferme la porte,et me laisse la laisse de mes amours mortes au cou.
Demain je me pends.

mardi 15 février 2011

La pute du quartier me fait bander.

En bouillie,l'utopie.

Il a flanché le Che,quand Antoinette se faisait une toilette.

Ta frimousse me pousse à faire la jalouse.

J'aime que mes mains salissent ta paume,quand tu penses que je ne suis qu'une garce à pommes.

La mer prête les aurores aux cinglés du port,s'en va voguer sans mentor,et ma mort sera son unique tort.

Les mensonges sont le crachas de nos songes.

Que ma corpulence se fasse plaidoirie,je t'aurais portée toutes mes jeunes années,le dos courbé,et même les bras pliés,je t'aurai porté sur le dos,à 20,30,40 ans et j'aurai fini à 80 par te porter en moi.

lundi 14 février 2011

Modification de la conscience,la science du con.

Ma fille,pilles ce qui brille,flanches au gré de tes hanches et atermoies le fils du roi.
Ma fille,espièglerie et voracité,cette époque ne pardonne point.
Fais le sur le foin,sur le tas,ou dans la chambre de tata.
Comptes tes pas,fais le gars,le sournois,et laisse le te ramasser.
Mensonge quant au "ils se marièrent et eurent des enfants".
Cette époque ne pardonne pas.
Vends des rêves,vends toi aux évêques.
Les infantiles t'aimeront,les utiles te baiseront.
Le pire est à venir ma fille.
Le pire est à venir.